Ce tableau permet de consulter quand elles sont disponibles, les clés de lecture des textes liturgiques du dimanche rédigés par Frère Jean Duranton ( - 2014) lorsqu'il était Recteur de Saint Louis des Français ( - 2011):

 

Nom du Dimanche  Année A Année B Année C
1er Dimanche de l'Avent Isaïe 21-5, Romains 1311-14, Matthieu 2437-44
Isaïe 631-647, 1 Corinthiens 13-9, Marc 1333-37 Jérémie 3314-16, 1 Thessaloniciens 312-42, Luc 2125...36
2ème Dimanche de l'Avent Isaïe 111-10, Romains154-9, Matthieu 31-12 Isaïe 401-11, 2 Pierre 38-14, Marc 11-8 Baruc 51-9, Philippiens 14...11, Luc 31-6
3ème Dimanche de l'Avent  Isaïe 351-6-10, Jacques 57-10, Matthieu 112‑11   Isaïe 611-11, 1 Thessaloniciens 516-24, Jean 16-8, 19-28  Sophonie 314-18a, Philippiens 44-7, Luc 310-18
4ème Dimanche de l'Avent  Isaïe 710-16, Romains1-7, Matthieu 1118-24 2 Samuel 71-16,Romains 1625-27, Luc 126-38 Michée 51-4a, Hébreux 105-10, Luc 139-45
Évangiles des messes de la Fête de Noël Luc 21-14, Jean 11-18 Luc 21-14, Jean 11-18 Luc 21-14, Jean 11-18
Messe de la Sainte Famille  
Genèse 151-6,Hébreux 118...19, Luc 222-40

Samuel 120-28,1 Jean 31-24, Luc 241-52

 Epiphanie      
 Baptême du Seigneur      
 2ème Dimanche      
 3ème Dimanche      
 4ème Dimanche      

 

Actes des Apôtres 21-11 – Galates 516-25 – Jean 1526 et 1615

De même que souvent les cathédrales ont été construites sur des lieux de culte païens plus anciens, de même les grandes fêtes liturgiques chrétiennes ont été réalisées sur des fêtes et des souvenirs antérieurs au judaïsme lui-même. Quand Pâques était la fête du début de la moisson, cinquante jours après, la Pentecôte était celle de la fin de la moisson. Lorsque « Pâques » devint la mémoire du « Passage » de Dieu libérant son peuple (livre de l’Exode), la Pentecôte devint (après juste 7 fois 7 jours) la fête du Don de la Loi : après la libération politique et économique, la libération spirituelle car il y a plus profond que l’esclavage physique. A l’époque de Jésus la Pentecôte est l’une des trois fêtes de l’année pour lesquelles on venait traditionnellement en pèlerinage à Jérusalem : donc le texte des Actes commence par « ils se trouvaient réunis tous ensemble » d’ailleurs « il y avait, séjournant à Jérusalem, des juifs fervents issus de toutes les nations qui sont sous le ciel ». Et les disciples, au milieu de cette foule, ne s’attendaient sans doute pas du tout à l’événement fondateur qui allait se produire. Contrairement à l’évangile de Jean dont la remise de l’Esprit est toute de discrétion (relisez en Jean la mort de Jésus 1930 et le soir de la Résurrection 2022 dans la ligne de la découverte du premier des prophètes Elie, voir 1 Rois 1912-13), Luc, pour tenter de faire comprendre l’inexprimable, cette irruption de l’Esprit de Dieu dans la vie des hommes, utilise d’abord le souvenir du Sinaï lorsque Dieu donne les tables de la loi à Moïse (relisez Exode 1910 à 25) le feu, le bruit du tonnerre, Moïse en présence de son Dieu. Le prophète Joël est sollicité à son tour (Joël 3) « Je répandrai mon esprit sur tout être humain (=toute chair) car ils sont venus de toutes les nations ». C’est enfin la réalisation de la promesse. D’autre part Luc pense à l’épisode de Babel où, dans une lecture intelligente et respectueuse (attention ce n’est pas toujours le cas) Dieu intervient mystérieusement pour épargner à ses enfants les hommes, une fausse piste mortifère : l’unité n’est pas dans l’uniformité ; méfiez-vous de la pensée unique : la vraie unité d’amour ne peut se trouver que dans la diversité.

Voilà donc le début de la réalisation du rêve de Jésus lors de la dernière soirée qu’il passe avec ses disciples : « Je vous enverrai l’Esprit de vérité… Il rendra témoignage en ma faveur… et vous aussi vous rendrez témoignage ». Et les foules de Jérusalem déjà se rassemblent émerveillées. Et le mouvement ne cesse pas de se répandre, de progresser jusqu’aux extrémités du monde. Et tout ce que Jésus n’a pas pu nous dire (« pour l’instant vous n’avez pas la force de le porter ») l’Esprit, quand Il vient, nous guidera dans la vérité toute entière.

Pentecôte, jour de joie infiniment renouvelée, joie d’accueillir la Parole, joie de la comprendre et de la vivre toujours davantage, joie d’en témoigner pour que ce feu d’amour embrase le monde.

27 mai 2012

 

Samuel 71-16 – Romains 1625-27 – Luc 126-38

Dimanche consacré à des questions ultimes que nous nous posons tous : Qui donc est Dieu ? Où demeure-t-il ? La liturgie semble nous dire comme Jésus à ses premiers disciples : « Venez et voyez ».

Le texte du livre de Samuel nous montre David ayant réuni sous son pouvoir les douze tribus après avoir conquis une forteresse, Jébus, qui deviendra Jérusalem. Ayant installé l’Arche d’Alliance sous une tente et s’étant fait construire un palais, il pense que ce n’est pas convenable : il lui faut construire un temple pour son Dieu. Le prophète Nathan l’encourage, mais la nuit portant conseil, il lui donne le lendemain le point de vue de Dieu : C’est non ! Premièrement, je ne t’ai rien demandé ; deuxièmement, Dieu est libre, on ne peut le fixer quelque part, c’est lui qui offre d’habiter au milieu de nous. Troisièmement, ne renversons pas les rôles, c’est Dieu le bienfaiteur, c’est lui qui construit et qui fait vivre. Enfin, après le refus et ses raisons, le projet de Dieu même : C’est Moi qui te construirai une Maison, c’est-à-dire une descendance : « Je serai pour lui un Père, il sera pour moi un Fils »... que de chemin il faudra faire pour spiritualiser l’objet messianique de cette Alliance.
 
Luc dans le récit de l’Annonciation se réfère à cette promesse divine : le règne attendu n’aura pas de fin. Lorsque Marie accueille en elle le mystère de cette vie, objet de l’espérance des siècles, elle dit sa foi bouleversante dans une phrase toute simple « que tout se passe pour moi selon ta parole ». Et la parole même de Dieu s’incarne donc dans le corps et le silence de Marie, petite jeune fille inconnue, dans un village perdu de Palestine dont le nom n’est jamais cité dans l’histoire biblique.
 
Discrétion de Dieu, humilité de Dieu, pauvreté de Dieu comme l’écrit St Paul : « Oui voilà le mystère qui est maintenant révélé ; il était resté dans le silence depuis toujours » « Et ce mystère est porté à la connaissance de toutes les nations », c’est la proclamation finale de l’épître aux Romains. Car l’incarnation est un fait inimaginé » : on attendait un pur esprit, il prend un corps ; on le disait Tout Puissant, il se laissera tuer ; on le pensait immuable, il grandit dans le sein d’une jeune fille ; on le disait partout, il s’est rendu notre Frère, enfermé dans des limites comparables aux nôtres.
 
Conçu à Nazareth, né à Bethléem, il mourra à Jérusalem. Marie la première a cru cela.
 
Il semble qu’après elle et avec elle nous devrions renoncer à chercher Dieu dans je ne sais quel ailleurs lointain. Notre Dieu, le Dieu de Jésus Christ, est un Dieu improbable, impossible comme le disent nos frères juifs et musulmans. Notre Dieu, le Tout-Autre est en même temps le Tout-Proche, au cœur intime de notre vie quotidienne. Tel est le message de ce dernier dimanche avant la fête de Noël.

18 décembre 2011

 

Isaïe 611-11 – 1ère Thessaloniciens 516-24 – Jean 16-8 19-28

On appelait traditionnellement le 3ème dimanche de l’Avent celui de « Gaudete », le premier mot du chant d’ouverture de la messe : « Soyez dans la joie du Seigneur ». Et C’est bien de joie que nous parlent les textes de cette liturgie.

Isaïe d’abord : « L’Esprit du Seigneur est sur moi… Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres (= aux dos courbés) ». Le peuple vient de revenir d’exil : Babylone est tombée au pouvoir du roi de Perse Cyrus qui favorise le retour des populations déplacées dans son empire par ses prédécesseurs. Les déportés sont donc bien revenus mais la situation n’est pas brillante dans leur pays où ils n’étaient guère attendus… Le Temple va bien être reconstruit mais sur ordre d’un souverain étranger. Et l’attente juive d’un messie va donc évoluer : Le Messie pourrait bien être un prophète plutôt que le roi attendu : ébranlement de nos certitudes ? ou Dieu toujours surprenant ? L’année de bienfaits, soit sabbatique tous les 7 ans, ou jubilaire tous les 50 ans, avec ses exigences de libération pour les esclaves hébreux (souvenez-vous Exode 212 , Deutéronome 1512-15 ou Lévitique 2510 et 2555 ). On essayait de redécouvrir l’idéal de justice sociale voulu par Dieu pour que la terre soit sainte !

 

Comparez la finale de notre texte avec le Magnificat de Marie (chanté avant la 2ème lecture). Et laissez-vous entraîner par Paul « Soyez toujours dans la joie » en ne le prenant pas pour un doux naïf qui ne se rend pas compte des difficultés et des drames (nos sinistres guerres d’aujourd’hui) : il écrit aux thessaloniciens parce qu’il a dû les quitter après quelques semaines seulement d’évangélisation : la persécution se déchaînait contre lui (et ce n’était pas la dernière fois !). Mais rien ne compte davantage que de préparer « la venue de Notre Seigneur Jésus Christ » !

 

Préparer cette venue, c’est la vie même et le message de Jean le passeur. Ce texte, la 2ème introduction de l’Evangile Joannique, est écrit pour nous poser la question tout au long du livre entier, du sens de nos vies et de la valeur de nos attentes. Mais il faudrait lire non jusqu’au verset 28 mais bien jusqu’au 34. Et alors vous découvrez avec émerveillement que Jean est bien notre frère dans la foi : il a traversé la nuit, il a commencé à annoncer la présence de Jésus au milieu des hommes sans l’avoir vraiment rencontré. A cela on reconnait le prophète : même dans la nuit ce qui compte c’est que les autres croient. Enfin et surtout il ne se met pas en valeur, il dirige vers le Christ. Or il est bien dit que nous sommes un peuple de prophètes (souvenons-nous de notre baptême). Donc bien au-delà de nos préocupations morales ou de l’application de nos codes il s’agit comme pour Jean le Baptiste du témoignage de nos vies tendues vers le retour du Christ. Comme dit Paul « N’éteignons pas l’Esprit » !

11 décembre 2011

 

Isaïe 401-11 647 – 2 Pierre 38-14 – Marc 11-8

La liturgie est vraiment une mère attentive car, si vous n’avez pas pris le départ pendant le premier dimanche de l’Avent, vous pouvez cependant avoir l’impression aujourd’hui de bien démarrer cette période de conversion ; jugez plutôt : la messe propose le début de deux livres de la bible : l’introduction du « Livre des Consolations » dans Isaïe et le « commencement » de l’Evangile selon St Marc.

Le texte du prophète du VIème siècle – proposé sans nom d’auteur dans le sillage du grand ancêtre du VIIIème siècle – est sans doute l’un des plus beaux passages de ce livre qui contient tant de merveilles : « Consolez, consolez mon peuple dit votre Dieu. » Le message s’adresse aux exilés, à Babylone, où ils se demandent si le Seigneur n’a pas renoncé à son alliance avec un peuple qui tant de fois s’est montré infidèle et idolâtre. Et la réponse est claire : c’en est fini des travaux forcés pour aplanir les chemins où triomphent chaque année les processions en l’honneur de Mardouk, faux dieu de Babylone. Une route – que dis-je, une autoroute – se prépare déjà pour le retour à travers le désert vers Jérusalem. Dieu ne peut oublier la promesse faite à son peuple.

Malgré sans doute l’incrédulité et le peu d’écoute pour ce message d’espérance « à travers le désert, une voix crie préparez le chemin du Seigneur », le message est repris par Jean Baptiste lui-même pour annoncer la venue de Dieu dans notre monde, dans nos vies d’aujourd’hui.
 
Au commencement de la proclamation de l’Evangile, chez Marc, c’est Jean-Baptiste qui prend la parole, ou plutôt qui la transmet comme témoin pour une course de relais. Et il baptise dans l’eau, il appelle à la conversion ; on se bouscule autour de lui : serait-ce Elie de retour pour annoncer le jour du Seigneur ? Mais Jean est sans ambiguïté : celui qui vient après moi, Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint. Attente, attente qui n’en finit pas ? La deuxième lettre attribuée à Pierre nous éclaire : le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse…C’est pour vous qu’il patiente. Temps de purification, temps de combat, temps de l’attente de l’Esprit. C’est lui qui nous fera comprendre tout ce qu’a dit Jésus. Courage, nous sommes sans doute parmi les premiers chrétiens (« mille ans sont comme un jour !») et il y a tant à découvrir et inventer pour préparer – enfin – la venue de notre Dieu.

4 Décembre 2011 

 

 
 

 

 

 

 

Actes 234-41 – Psaume 15 – 1ère Pierre 220-25 –  Jean 101-10

Le 4ème dimanche est pour les trois années du cycle des lectures celui du Bon Berger à cause du texte de Jean. Tout normalement on en a fait le dimanche de prière pour les vocations.

La 1ère lecture nous propose la deuxième partie du discours de Pierre à Jérusalem au matin de la Pentecôte (nous en avons lu la 1ère partie dimanche dernier). Pierre, parce qu’il est rempli du Saint Esprit, voit clairement le lien qui existe entre l’annonce lointaine de la Bonne Nouvelle et sa réalisation aujourd’hui : il l’avait lue dans le prophète Joël “Je répandrai mon esprit sur toute chair » et voilà que nous sommes au matin de l’accomplissement : ce Jésus, « Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ », « Christ » c’est-à-dire le messie annoncé et « Seigneur » c’est-à-dire Dieu. Les auditeurs « remués jusqu’au fond d’eux-mêmes » de demander alors : « que devons-nous faire ? » Le programme proposé par Pierre n’a pas perdu son actualité pour nos vies d’aujourd’hui.

Le texte de la 2ème lecture est d’un abord redoutable. Essayez pour approcher le mystère de relire les textes du dimanche des Rameaux (1ère lecture de la messe – Isaïe 50) et du Vendredi Saint (1ère lecture Isaïe 52-53). La finale de ce texte médité en profondeur vous amènera tout normalement vers « le berger qui veille sur vous » et que décrit l’évangile du jour.

Tout d’abord écartons une objection qui n’a pas lieu d’être : nous n’aimons pas la comparaison entre nous-mêmes et des moutons. Mais lisons le texte avec soin. Il n’y est pas question de troupeau et d’uniformisation. C’est juste le contraire. Tout d’abord le texte nous révèle un peu du mystère du Christ et il n’y est question que de la relation personnelle qu’il entretient avec chacune, chacun d’entre nous.

Les pharisiens profondément religieux n’envisageaient qu’un Dieu très Saint et par là même très lointain. Jésus essaye de leur faire comprendre (de nous faire comprendre) que la Sainteté du Dieu 3 fois Saint ne l’éloigne pas de nous bien au contraire. Et nous sommes invités à prendre au sérieux la logique de l’Incarnation : Dieu s’est fait homme pour que sa Vie de Dieu soit en nous. Jésus est mystérieusement le seul Chemin, la Porte, le vrai Berger, le Salut et la Vie. De plus sa voix nous est connue : chacune, chacun d’entre nous est appelé par son nom. Et rien à voir avec un embrigadement : le vrai berger fait « sortir » ses brebis. Et Jésus utilise pour se caractériser l’autre image de la Porte par où chacun pourra « aller et venir ». L’authentique message de l’Evangile est message de Liberté. Déjà les pharisiens s’étaient fermés à l’annonce de la Joyeuse Nouvelle.

15 mai 2011

 

Actes 214-33 – Psaume 15 – 1ère Pierre 117-21 –  Luc 2413-35

Avec la liturgie de ce dimanche nous sommes bien dans la ligne de réflexion du dimanche précédent. Il y a huit jours nous apprenions qu’une communauté chrétienne c’est une communauté qui se réunit régulièrement chaque « premier jour de la semaine » pour la fraction du Pain et l’écoute de la Parole. Aujourd’hui le même thème est repris avec l’évangile dit des Pèlerins d’Emmaüs que la lecture des Actes nous permet d’approfondir : pour reconnaître la présence de Jésus dans nos vies deux moyens privilégiés indispensables : l’accueil de l’Écriture (toute l’Écriture) et la réception du Pain de l’Eucharistie. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

La première lecture nous fait assister à la première homélie de Pierre. Le craintif, le peureux des jours précédents est maintenant « debout avec les onze apôtres », il prend la parole d’une voix forte (c’est le jour de la Pentecôte) et annonce qui est Jésus le Nazaréen « que vous avez tué (il s’adresse aux gens de Jérusalem) et que Dieu a ressuscité ». Pierre renvoie ses auditeurs à la lecture du Psaume 15 (que nous allons chanter maintenant) qui annonce Jésus Christ ; souvenez-vous de David qui a vu d’avance la Résurrection du Christ. Nous, maintenant, nous en sommes témoins !

La 2ème lecture nous propose un extrait d’une lettre de Pierre adressée sans doute à des non Juifs (de l’actuelle Turquie). « Vous meniez autrefois une vie sans but » : ce sont donc bien d’anciens païens. Remarquez comment il s’adresse à ces nouveaux chrétiens : il emploie les formules les plus difficiles de la tradition biblique : pour comprendre le vrai sens des expressions « sang précieux du Christ », « agneau sans défaut », « Dieu l’avait choisi avant la création du monde », il faut avoir une vraie culture biblique et on peut être sûr que Pierre, l’homme simple, écrivait pour être compris.

Or l’écoute de la Parole est indispensable pour découvrir vraiment qui est Jésus. Inutile d’insister avec l’évangile de Luc : le mystérieux marcheur du chemin d’Emmaüs fait découvrir peu à peu le mystère (relisez : « Jésus de Nazareth », « le Christ », « le Seigneur », « Il est vivant », « Il est entré dans la gloire », « Il est ressuscité »). Quel chemin ! O esprits sans intelligence et coeurs lents à croire. Alors il leur « ouvre » l’Écriture en partant de Moïse et de tous les prophètes. Jésus, encore inconnu des deux marcheurs (nous sommes souvent inconscients comme eux de cette mystérieuse présence) provoque une re-vision, une conversion du regard et donc du coeur. « Notre coeur n’était-il pas brûlant... tandis qu’il nous faisait comprendre l’Écriture ». Mais la dernière étape est indispensable après cette nécessaire préparation : ils le reconnurent à la fraction du Pain. La vraie découverte du Christ vivant ne peut se faire totalement qu’en accueillant et sa Parole et son Pain.

8 mai 2011

 


 

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