Actes 1034-37-43 – Psaume 117 – 1ère Corinthiens 56-8 – Jean 201-9

Les textes de la messe de la Résurrection sont d’une grande sobriété. Les trop grandes joies coupent le souffle et la Parole. Admirons ‘‘l’humilité de la Résurrection’’ (Varillon).

Les Témoignages et les récits recueillis dans le Nouveau Testament sont parfaitement clairs : personne n’a assisté à ce mystère. Seuls les évangiles apocryphes (= textes non retenus par les chrétiens et finalement rejetés) nous décrivent des évènements extraordinaires devenus pain béni pour les peintres qui nous montrent un Jésus étincelant, terrassant des soldats abasourdis, avant d’enjamber un sarcophage non sans brandir un étendard triomphal.

Rien de tout cela dans notre liturgie. Dans les Actes, Pierre affirme : ‘‘Nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce que (Jésus) a fait… Et voici que Dieu l’a ressuscité le 3ème jour’’. Et puis tout simplement ‘‘nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts’’. Quel souvenir toujours vivant pour ces témoins des premiers jours… et quelle discrétion !

L’Évangile de Jean nous entraîne plus avant ‘‘de grand matin, alors qu’il fait encore sombre’’. Nos guides : Marie Madeleine, Pierre et Jean. Deux signes : le tombeau et des linges.

D’abord le tombeau. Sept fois le mot revient sous la plume de St Jean. Mais cela n’est pas une preuve, c’est bien, plutôt, un signe ouvert à nos regards différents. Pour Marie Madeleine il ne peut s’agir que d’un enlèvement de cadavre ; (en St Matthieu pour les gardiens n’ayant plus de corps à garder il ne peut s’agir que d’une ruse des disciples ayant trompé leur sommeil). Pour Pierre et Jean l’évocation du tombeau vide provoque une course éperdue et des questions sans réponse.

En revanche les linges permettent d’aller plus loin : il voit les linges affaissés et le suaire non pas affaissé avec les linges mais enroulé distinctement, exactement à sa place. Un demi-siècle après, Jean se souviendra de cette fulguration : ‘‘il vit et il crût’’. Personne n’avait touché les linges qui s’étaient seulement ‘‘affaissés’’ sur place. Et, surplus de précision, le suaire qui entourait le visage était resté enroulé à l’endroit maintenant vide. Non, personne n’avait rien touché ni enlevé. Le corps avait seulement disparu, ‘‘spiritualisé’’ dira St Paul. Remarquons bien qu’à cette heure-là Jean n’a pas encore vu Jésus ressuscité. C’est par la foi qu’il a cru. C’est par la foi seule qu’on accède au mystère de la résurrection. Jean nous invite sur le chemin qu’il a parcouru mais il nous a rapporté les signes concrets et historiques qui l’ont amené à la foi. Avec lui nous pouvons chanter la résurrection des morts et la vie du monde nouveau ainsi inauguré. Amen. Alléluia.

4 avril 2010

 


 

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