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SAINT-LOUIS des FRANÇAIS - LISBONNE

Nous sommes le 20 septembre 2018 - Le jeudi de la 24e semaine du temps ordinaire - Nous fêtons la Sts André Kim, Paul Chong et 101 comp., martyrs († 1867)

Dernière minute

Ce soir, Lundi 17 Septembre 2018, 20h30

  • Conseil Pastoral

Dimanche 23 Septembre 2018, 11h00

  • Messe avec le P. Durval
  • Inscriptions catéchisme et aumônerie après la messe

Évangile du jour

  • Acclamation : (Mt 11, 28)

    Alléluia. Alléluia.
    Venez à moi, vous tous qui peinez
    sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
    et moi, je vous procurerai le repos.
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
      un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui.
    Jésus entra chez lui
    et prit place à table.
      Survint une femme de la ville, une pécheresse.
    Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien,
    elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum.
      Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds,
    et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus.
    Elle les essuyait avec ses cheveux,
    les couvrait de baisers
    et répandait sur eux le parfum.

      En voyant cela,
    le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même :
    « Si cet homme était prophète,
    il saurait qui est cette femme qui le touche,
    et ce qu’elle est : une pécheresse. »
      Jésus, prenant la parole, lui dit :
    « Simon, j’ai quelque chose à te dire.
    – Parle, Maître. »
      Jésus reprit :
    « Un créancier avait deux débiteurs ;
    le premier lui devait cinq cents pièces d’argent,
    l’autre cinquante.
      Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser,
    il en fit grâce à tous deux.
    Lequel des deux l’aimera davantage ? »
      Simon répondit :
    « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce
    de la plus grande dette.
    – Tu as raison », lui dit Jésus.
      Il se tourna vers la femme et dit à Simon :
    « Tu vois cette femme ?
    Je suis entré dans ta maison,
    et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ;
    elle, elle les a mouillés de ses larmes
    et essuyés avec ses cheveux.
      Tu ne m’as pas embrassé ;
    elle, depuis qu’elle est entrée,
    n’a pas cessé d’embrasser mes pieds.
      Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ;
    elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
      Voilà pourquoi je te le dis :
    ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés,
    puisqu’elle a montré beaucoup d’amour.
    Mais celui à qui on pardonne peu
    montre peu d’amour. »
      Il dit alors à la femme :
    « Tes péchés sont pardonnés. »
      Les convives se mirent à dire en eux-mêmes :
    « Qui est cet homme,
    qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »
      Jésus dit alors à la femme :
    « Ta foi t’a sauvée.
    Va en paix ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

Voici le courriel envoyé par le Diable à son neveu, apprenti-démon, à propos du piège de la gourmandise.

« ‘‘Trop facile !’’ dis-tu ? Tous les novices du vice tombent dans le panneau : vous méprisez la gourmandise comme une arme bas de gamme, et rêver de tentation plus subtile. Pourtant, fiston, la gourmandise, ce n’est pas de la petite bière. As-tu souvent entendu un prêtre monter en chaire pour mettre en garde contre ce travers (de porc) ?

Notre désinformation a focalisé le péché sur la gourmandise du glouton en faisant passer celle du gourmet pour un raffinement. Le message cible est aussi simple que génial : ‘‘Le péché est dans la quantité’’. En un mot, la grosse bouffe a occulté toutes les fautes subtiles dissimulées par la gourmandise.

La tactique est de se servir des papilles de l’homme pour provoquer en lui égoïsme, impatience, récriminations, manque de charité.

Tiens, observe sur Canal M666 le cours magistral de notre frère et grand maître Glucose. Vois, par exemple, comme il manipule cette vieille dame. Oh ! il ne lui faut pas grand-chose, seulement ce thé de marque, servi à telle heure, à telle température, avec la moitié d’un toast chauffé à point et recouvert de marmelade de chez Hédiart.

Glucose est très fort. Ce qu’elle désire ne pèse pas lourd dans l’estomac, mais elle le veut au point de réduire son entourage en esclavage. Elle ne commet jamais d’excès de bouche, elle cherche seulement la perfection de la dégustation avec une obstination qui terrorise ses proches. Son estomac domine sa vie entière et celle des siens. C’est la torture avec un petit thé.

Glucose a les dents longues. Il a réussi, chez les chrétiens, à rendre ridicule ou superflu le jeûne du vendredi. Oubliées les recommandations d’Ignace de l’Aïoli (ou de Loyola, je ne sais plus) : ‘‘C’est surtout pour les plats cuisinés qu’il faut tenir compte de l’abstinence […]. Cela se fait de deux façons : soit en s’habituant à se nourrir d’aliments ordinaires, soit en mangeant peu d’aliments recherchés’’.

Regarde cette profusion de plats préparés que ces hommes et ces femmes stressés ne prennent même pas le temps de savourer, et absorbent à la hâte, avec une sorte d’avidité triste. Vois aussi cette femme très pieuse qui, elle, tient à respecter le jeûne mais prépare – sous couvert de ne pas manger gras – une sole à la Colbert et un homard mayonnaise en entrée ! Oh, légalisme chéri, que de merveilles faisons-nous en ton nom !

Et ce père de famille à qui Glucose a subtilement inspiré une lutte anti-gaspi ‘‘par respect pour les enfants qui meurent de faim dans le monde’’. Le pauvre exaspère femme et enfants avec ses restes indigestes, son pain rassis, ses prêches et ses récriminations. L’unité familiale éclate grâce à une intention généreuse !

Savoure également le spectacle de ce jeune homme qui roucoule de fierté en servant à ses convives ses belles (et) boules de crème glacée. Glucose l’a amené à la gourmandise par vanité. L’art culinaire est devenu pour lui un instrument de conquête et de domination.

Bien sûr, mon neveu, les Cieux sont plus gros que le ventre, mais ne laisse jamais tomber la gourmandise. Essaie de décrocher un stage chez Glucose.

Tu découvriras la délectation de réduire un homme à l’objet de sa convoitise : une cigarette, un whisky, un bon plat… Le jour où l’absence de l’un de ces biens, auquel il tient mordicus, le fera sortir de ses gonds, tu le tiendras par la gueule comme une carpe à l’hameçon.

Sa charité, son sens de la justice, son obéissance seront à ta merci. (Et dire – mais entre nous, hein ? – qu’il suffit d’un petit effort quotidien de modération pour mettre Glucose en déroute !)

Et puis, quand tu auras atteint le niveau G+, tu seras initié au grand art de la gourmandise spirituelle. La question est trop complexe pour qu’on l’aborde en fin de courriel… mais là, mon neveu, tu n’as pas fini de te régaler ! »

E-Mailzebull

Cet article et ceux qui suivront sont inspirés de l'excellent Tactique du Diable de C. S. Lewis (Ed. ebv, 104 p., 16,20€.).

 


 

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Messe en français tous les dimanches à 11h00 (Vérifiez sur le calendrier à gauche et à "dernière minute")

 


L'église se trouve au croisement de Rua das Portas de Santo Antão et Beco São Luís da Pena, près de la salle de spectacle "le Coliseu", Metro, Bus et Parking auto : Restauradores. L'accès au rectorat se fait sur le côté de l'église.   Voir le plan

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