L'église Saint Louis sera ouverte au public, le samedi 21 septembre et le dimanche 22 septembre 2013, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine. Les visites seront organisées de 15 heures à 18 heures, en français et en portugais.

La riche histoire de cette église a été décrite par Claire Baudoin ainsi:

Grâce en partie à un don du roi de France, Henri II, un contrat d’achat fut signé pour un terrain et quelques masures situés tout près de la muraille fernandine, à la porte de Santo Antão. C’est encore ce terrain que l’église actuelle occupe, mais agrandi après le tremblement de terre. On construisit juste à côté un hôpital de quelques lits pour les pauvres, mais aussi pour les marins et les soldats français prisonniers, en attendant leur rapatriement. Le 25 août (jour de la fête de Saint Louis) 1572, fut célébrée la première messe. Huit ans plus tard, Marcos Heitor offrit en don sa maison pour agrandir le parvis et dégager la façade de l’église. Le tremblement de terre de 1755 anéantit les trois quarts de Lisbonne. Les murs de l’église se lézardèrent, la toiture s’effondra en partie, l’incendie qui suivit acheva le reste. Heureusement l’Abbé Garnier, chapelain depuis quelques années, était un prêtre de grande valeur, aussi savant que pieux. Il voua alors son existence à la remise en état de son église.

L’arrivée en 1763 du Comte de Saint Priest, Ministre de France, fut un véritable salut. Alors que la France sortait tout juste de la Guerre de Sept Ans, il réussit à intéresser à cette cause le roi Louis XV qui fit un don royal pour permettre la reconstruction des bâtiments, à condition que Saint Louis appartienne désormais et à perpétuité à la Couronne (d’où le nom de “Eglise Royale et Nationale”). C’est ce qui explique le nombre étonnant de fleurs de lis, emblème royal depuis Saint Louis, déposés sur le fronton ou à l’intérieur du temple. On acheta une nouvelle parcelle pour agrandir le terrain primitif. On commanda à Gênes les deux autels latéraux et le maître-autel et que l’on embellit d’une magnifique croix et de candélabres en argent. Entre 1808 et 1816, au moment des invasions napoléoniennes, l’établissement fut séquestré. En 1816, M. de Lesseps, Consul Général de France, obtint la restitution du séquestre.

L’intérieur est divisé en deux parties sensiblement égales par un grand portique à trois arcs surhaussés, celui du milieu étant plus haut et plus large que les deux autres. Les trois autels en marbre de Carrare furent commandés par Louis XV à un célèbre sculpteur génois de la dernière génération baroque, Pascale Bocciardo (1705-1791). Ils furent installés dans l’église en 1768. Le petit autel de droite représente une Vierge “Nossa Senhora do Porto Seguro”, et celui de gauche, Saint Yves en habit de juriste. Ces deux autels ont une histoire: au début du XVIIº siècle, le Capitaine Antoine Manhonet (ou Magnonet), après plusieurs voyages au Brésil, échappa à une terrible tempête et à des corsaires hollandais, non loin du port de Lisbonne; à la suite de quoi il fit voeu de construire une chapelle-fondation dédiée à “Notre Dame du Bon Port”. C’est dans cette chapelle (disparue en 1755) qu’il se fit enterrer en 1623, ainsi que sa femme et le père de celle-ci. Sa dalle funéraire se trouve encastrée dans le mur, sur le côté gauche du choeur. Presque au-dessus est accroché un tableau représentant la Madone du Bon Port. Enfin, toujours à gauche, au niveau de la tribune, un tableau de grande dimension, sans doute un ex-voto portugais, représente Lisbonne avant le tremblement de terre. Il a été attribué au peintre Amaro do Vale qui a travaillé pour l’entourage du roi entre 1602 et 1619. Quant à l’autel de Saint Yves, il est dû à une autre dotation, celle de Louis-François Palyart, originaire d’Amiens, devenu riche marchand à Lisbonne. Il créa la fondation-chapelle de Saint Yves grâce à une propriété qu’il légua à la confrérie, en 1736. Il mourut en 1742. Sa pierre tombale, sur laquelle est gravée son épitaphe, se trouve à l’opposé de ce petit autel, dans la contre-allée de droite. Des autres tableaux qui décorent l’église, on observe au-dessus du maître-autel, une grande composition peinte sur bois représentant Saint Louis en habits royaux, imposant les mains sur des infirmes; encadrant ce tableau, l’embarquement de Saint Louis, en 1270, pour la huitième croisade vers Tunis, dans l’espoir de convertir le souverain de ce pays; sa mort, à Tunis, la même année, à peine débarqué. Depuis la restauration, deux tableaux de forme triangulaire évoquent Saint Louis en oraison et Saint Louis consolant un pêcheur ont rejoint cet ensemble. Sur le mur de gauche, deux peintures sur bois, l’une représente un Saint Michel portant les armes de France. Au-dessus de lui, le Père Eternel et la cour céleste, à ses pieds, les âmes du Purgatoire; l’autre, la Madone du Bon Port (cf. explications ci-dessus). Un autre tableau montre Saint Louis-enfant (il devint roi à l’âge de 12 ans), recevant les hommages des religieux venus de Terre-Sainte. Au-dessus de la chaire, un large tableau : Saint Louis rencontrant la Vierge qui lui présente l’Enfant-Jésus. Dans le fond, une ville méditerranéenne (Saint Louis vécut effectivement en Syrie, en captivité, de 1250 à 1254). Une magnifique croix et d’imposants candélabres en argent, cadeaux de Louis XV, ornent le maître-autel. Au pied de cette croix, un artiste inconnu a représenté avec minutie un coussin sur lequel sont déposés le sceptre et la couronne de Saint Louis. Un ange, en échange, lui remet la couronne d’épines du Christ. (Saint Louis a réellement acheté la couronne d’épines qui se trouvait à Constantinople et la fit rapporter, après moultes péripéties, à Paris; il fit bâtir la Sainte Chapelle pour servir de reliquaire).

L’orgue a été construit dans les années 1880-1882 par un célèbre facteur d’orgues parisien, Aristide Cavaillé-Coll. Il n’a subi aucune restauration irréversible. Le caractère le plus frappant de cet instrument est le contraste entre son aspect extérieur ingrat et sa valeur sonore qui est remarquable pour un instrument de composition aussi modeste. Il accompagne nos messes, chaque dimanche à 11 heures.

 

La derniére messe avant les vacances aura lieu ce dimanche 28 juillet, animée par notre ami Benjamin Mendy. Nous n'aurons pas de messes en Août. Aussi la messe de reprise est prévue le 1er Septembre, à 11 heures. Un pot d'acceuil sera organisé après la messe du 8 Septembre !

BONNES VACANCES !!!

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer le concert des Petits Chanteurs de Saint-Louis de Paris, le Mardi 16 juillet à 21 heures. Cet ensemble de 27 jeunes interprètes, interprètera des oeuvres de Charpentier, Bach, Haendel, Purcell, Campra, Mendelssohn et Saint-Saens.

A noter que cet ensemble nous fait la joie d'accompagner notre messe du 14 juillet á 11 heures.

Anunciamos o concerto do coro " Petits Chanteurs de Saint Louis " vindo de Paris , para o dia 16 de Julho, as 21.00.

 

Saint-Yves, saint breton et saint patron des avocats, occupe discrétement dans notre église l´autel latéral gauche. Une fois par an, nous lui rendons hommage !

Cette année, cette Saint Yves compte avec la présence de l´abbé Philippe Roche, recteur de la paroisse de Tréguier ( ville de Saint Yves et d´ Ernest Renan) entre 2007 et 2012, actuellement en mission auprès des pauvres au Brésil.

Ce samedi 11 mai à 19 heures, l´abbé Roche nous parlera de Saint Yves, dont le message est d´une brulante actualité.

Dimanche, notre messe de 11 heures aura des sonorités bretonnes et sera suivie par un apéritif offert dans le jardin par la communauté bretonne.

 

Ce Jeudi 9 mai, un groupe de jeunes pélerin de l´ESSEC viendra nous rendre visite à Saint Louis.

  • à 18h, ils s´ entretiendront avec le Père Manuel sur le thème des missions, en préparation des JMJ à Rio cet été.
  • à 19h, une célébration est prévue avec le Père Manuel et l´ aumonier qui les accompagne.
  • après cette célébration, un pique-nique est prévu au jardin.

Tous les jeunes (et moins jeunes...) de la communauté sont invités à se joindre à cette rencontre.

 

Quelques éléments de présentation ce cet ensemble, qui viendra chanter demain mercredi à Saint Louis, avec la Maitrise de Chalons sur Saone

Os Pequenos Cantores do Conservatório de Lisboa são meia centena de crianças e jovens, com idades compreendidas entre os oito e os dezesseis anos, que foram selecionadas, num universo de mais de quinhentas crianças, para constituir um coro infanto-juvenil de referência no universo artístico europeu.

Em 2012, os Pequenos Cantores do Conservatório de Lisboa, acompanhados pela Camerata de Lisboa, gravaram, em primeira gravação absoluta, o álbum “Canções de Natal Portuguesas”, para o consórcio Bomtempo-Numérica, sob a direção da maestrina Joana Carneiro. O álbum reúne canções de Natal inéditas de compositores portugueses contemporâneos, escritas a partir de canções que, ao longo de décadas, foram cantadas nas aldeias dos nossos avós, de norte a sul do país. O álbum inclui canções dos compositores contemporâneos Carlos Marecos, Vasco Pearce de Azevedo, Sérgio Azevedo e João Madureira. É um exclusivo FNAC e é recomendado pelo canal PANDA.

O concerto de apresentação do álbum, no dia 30 de novembro de 2012, juntou, no Mosteiro dos Jerónimos, mais de mil e duzentos espetadores. O álbum será também apresentado em Almada, no dia 21 de dezembro de 2013, num concerto da temporada de 2013 do Teatro Municipal de Almada Joaquim Benite.

Em 2012, os Pequenos Cantores do Conservatório de Lisboa cantaram no Palácio de Belém a convite do Senhor Presidente da República Portuguesa, Professor Doutor Aníbal Cavaco Silva. Participarão, em 2013, nas comemorações do centenário do nascimento de Álvaro Cunhal e nas celebrações do 25 de abril, a convite do Teatro Municipal de Almada Joaquim Benite. Também em 2013, os Pequenos Cantores do Conservatório de Lisboa foram convidados a dar um concerto no Centro Cultural de Belém, inserido nos Dias da Música 2013.

Em 2012 e em 2013, os Pequenos Cantores do Conservatório de Lisboa cantaram nos canais de televisão RTP, SIC e TVI.

O coro foi fundado em 2009, no mesmo ano em que foi fundado o Conservatório de Lisboa. Inês Igrejas é a maestrina titular dos Pequenos Cantores do Conservatório de Lisboa desde 2010.

 

Un concert en hommage à Antoine Sibertain Blanc est organisé à la cathédrale de Lisbonne ce samedi 20 avril, à 21.30.

Le professeur Antoine Sibertin Blanc a écouté un orgue pour la première fois à l’age de 14 ans, dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. L’année suivante il commençait ses études d’orgue, pour ne plus jamais arrêter de jouer de cet instrument qui était sa vocation, et par lequel il se sentait humainement et professionnellement réalisé. Il disait à l’envi que l’orgue est un instrument qui « exige de la maturité », plus que de la précocité.

Le lendemain du jour où je lui fus présenté comme son futur élève, j’étais émerveillé. Cet homme débordait de musique. Rien qu’en le voyant et en parlant un peu avec lui, il me motivait, créant en moi une volonté énorme de commencer.

Un jour, pendant son cours, j’étais arrivé penaud et, bien qu’ayant étudié plusieurs heures chaque jour de cette semaine, je lui dis bien ennuyé: “ Professeur, cette semaine je n’ai réussi à progresser que sur trois mouvements de la Toccata de Bach “ ce qui manifestement était maigre. Il me répondit: “ c’est très bien, vous avez réussi la partie la plus difficile “. Toujours ses mots furent des encouragements. Avancer sans se décourager, c’était sa recette quotidienne.

En plaisantant, il disait que les organistes étaient en pleine forme car leur corps était complètement occupé pendant leur jeu – les mains, les jambes et les pieds. Pour le prouver, il grimpait deux à deux les marches de l’institut grégorien de Lisbonne, malgré ses 70 ans. Sa force, sa joie, son humilité, sa simplicité, et son sens de l’humour étaient contagieux.

Il accompagnait ses élèves de très près. Où qu’ils jouent en public, il était toujours là et disponible pour aider. Il vivait intensément ces moments-là, qui le rendaient heureux et réalisé.

Excellent improvisateur, doué d’une impressionnante énergie, il avait dit lors d’un entretien avec « Voz da Verdade » : « Parfois on manque d’inspiration, parfois ça vient tout seul. Le mieux est de ne pas y penser avant. Il faut que les notes viennent d’elles-mêmes, selon le sentiment de l’instant. Il faut être très calmes et sereins pour accompagner les moments particuliers de la liturgie». Nous aimions beaucoup que le professeur improvise, mais par timidité il ne permettait pas que cela se produise. Il estimait que tout ce qu’il improvisait n’était pas excellent, et montrait une constante insatisfaction car il recherchait toujours plus et mieux. 

Il fut un exemple d’humilité et de dévouement à ses élèves, à la musique et à la Cathédrale de Lisbonne ces dernières presque 50 années de sa vie. La force transmise autour de lui et à ceux qui cherchaient à apprendre avec lui, faisait que l’on ne baissait jamais la tête face aux difficultés. Malgré nos inévitables moments de démotivation face aux difficultés rencontrées, il ne permettait jamais que nos forces s’affaiblissent ou que nous nous sentions seuls et abandonnés,  dans l’étude du « roi des instruments ».

Sans la présence et la motivation du professeur Antoine Sibertin-Blanc nous n’aurions jamais été organistes dévoués à nos communautés. L’homme, l’être humain et le musicien nous manque, celui duquel nous étions proches, dans sa simplicité d’être et de vivre.

Até sempre professor e obrigado por tudo.

Carlos Mendes

“ La vie nous a appris à dire adieu aux personnes que nous aimons, sans les sortir de notre cœur “ Charles Chaplin

 


 

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Messe en français tous les dimanches à 11h00 (Vérifiez sur le calendrier à gauche et à "dernière minute")

 


L'église se trouve au croisement de Rua das Portas de Santo Antão et Beco São Luís da Pena, près de la salle de spectacle "le Coliseu", Metro, Bus et Parking auto : Restauradores. L'accès au rectorat se fait sur le côté de l'église.   Voir le plan

Église Saint-louis des Français, Beco São Luis da Pena, 34, 1150-336 Lisboa ou par email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  +351 213 425 821