Saint François de Borgia (+ 30 septembre 1572)

Saint François BorgiaIl nait en 1510, dans une des plus grande famille d'Espagne. Eduqué par sa mère, les premiers mots qu'elle lui apprend sont "Jésus" et "Marie". A cinq ans, il retient avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répète dans sa famille. Il aime aller à la messe, et il "joue au prêtre" en imitant, à la maison, ce qui se passe à l'église. Mais son père n'aime pas cela, il veut un fils militaire et non prêtre, lui affirmant : "Ton aïeul le roi Ferdinand ne jouait pas au curé mais au général!" Il apprend donc le métier des armes et les sports chevaleresques, mais aussi la philosophie, le latin et le grec.
A 17 ans, selon l'usage de son rang, il est accueilli à la cour, par l'empereur Charles Quint et son épouse Isabelle. Contrairement à d'autres courtisans, il ne participe pas aux projets sordides, ou aux intrigues, et ne court pas après les honneurs, mais veille à garder son âme pure, conservant une vie de piété.
L'empereur a beaucoup d'affection pour François, et lui confit le soin de veiller sur l'impératrice quand il doit partir à la guerre ou en voyage. A 19 ans, il lui donne d'épouser une des dames d'honneur de l'impératrice, (ils auront 8 enfants), et lui octroi le titre, entre autres, de grand écuyer de l'impératrice.
Plus tard, l'empereur l'emmène aussi à la guerre, et François faillit mourir. Réalisant la parole "vous ne connaissez ni le jour ni l'heure", il décide de se confesser et de communier au moins une fois par mois.

Il a 28 ans, quand l'impératrice meurt à Tolède. Comme le veut sa fonction, il est chargé de reconnaître officiellement le corps. Mais les deux semaines nécessaires à ramener la dépouille jusqu'à la chapelle royale de Grenade ont beaucoup altéré la beauté légendaire d'Isabelle. C'est un visage défiguré par la décomposition qui se présente à lui. La vue du cadavre pestilentiel (image) le frappe tellement, qu'il se dit à lui-même: "François, voilà ce que tu seras bientôt. A quoi te serviront les grandeurs de la terre?"
Désormais, il attend le moment où il pourra se consacrer à Dieu.
Il lui faut patienter 8 ans, durant lesquels il exerce les fonctions de vice-roi de Catalogne, grand majordome de la princesse d'Espagne, et Duc de Gandie, (où il succède à son père).
A 36 ans, il perd sa femme, et après s'être occupé de l'avenir de ses 8 enfants, il prend la décision d'entrer dans la compagnie de Jésus. Il part rencontrer Saint Ignace de Loyola qui l'accueille à Rome, tout heureux de compter dans ses rangs un tel ambassadeur avec l'Espagne où la compagnie de Jésus a du mal.
A Rome, le Pape Jules III connaît aussi la vertu et la sagesse de François, et veut le nommer cardinal. Mais comme à la cour, il fuit les honneurs. Bien que d'une famille très importante aux yeux des hommes et de l'église, il sait qu'il est pécheur et préfère l'humilité à la gloire. Il signe toutes ses lettres de ces mots : "François, pécheur", et c'est toujours à genoux qu'il lit les lettres de ses supérieurs, soucieux d'y obéir.

De retour en Espagne il vit avec les jésuites du pays basque. Il y est ordonné prêtre le 23 mai 1551. Sainte Thérèse d’Avila, par deux fois, le consulte sur des problèmes spirituels. Sa profonde expérience de la prière personnelle lui donne une grande autorité dans ce domaine.
A 54 ans, quand il est élu supérieur général des jésuites, il décide que dans tous les noviciats de la compagnie, une heure par jour serait réservée à l'oraison. Le travail qu'il fournit comme supérieur général est considérable pour développer partout dans le monde la compagnie.
Il meurt à Rome, le 30 septembre 1572, fatigué et malade, rentrant tout juste de longs voyages à travers les cours d'Europe où le pape saint Pie V l'avait envoyé chercher des appuis pour la croisade. Il meurt en rendant grâce à Dieu de terminer sa vie "au terme d’une mission acceptée dans l’obéissance ".
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Que ce soit au contact des grands de ce monde ou des plus humbles, saint François de Borgia demandait sans cesse à Dieu de toujours lui montrer "ce qui Lui est agréable", pour être uni à Lui à chaque instant. Faisons nôtre cette prière afin qu'en toute circonstance nos actes soient ce que Dieu veut.

Sainte Fleur (+ 5 octobre 1347)

sainte fleurFleur naît dans le Cantal à Maurs, en 1300. Elle est élevée dans sa famille parmi un groupe de dix-neuf enfants, frères, sœurs et cousins, dans une ambiance pieuse où elle se fait remarquer par une maturité précoce. Trois de ses sœurs seront aussi religieuses.

A quatorze ans, elle demande à entrer au couvent (dans l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem), et ses parents acceptent en disant : « Dieu l'attire à Lui, nous ne la Lui refuserons pas. ».

Mais dès son arrivée, le démon qui redoute sa ferveur, va la tenter.
Fleur est parfois tellement submergée par les tentations, qu'elle ne sait que faire. Dans de tels moments, elle fait son signe de croix et s'enfuit, courant dans tous le monastère, en larmes, les yeux et les mains levés au Ciel, soupirant et suppliant le Bon Dieu de lui faire miséricorde.
Peu à peu, pendant que les sœurs la traitent de folle, elle discerne les stratégie et les tactiques du démon, apprenant finalement à les contrer.
Après des consolations célestes, un ange lui apparait et lui remet un glaive, symbole de sa puissance contre le diable, qu'elle pouvait à présent chasser de son cœur et de celui des autres, et en effet nul ne venait à elle sans repartir délivré et consolé.

Fleur a également des visions de ce qui se passe au Ciel; l'une des plus connues est une grande fête à laquelle elle assiste dans le Ciel. S'interrogeant sur la raison de cette fête, elle apprend que c'est à l'occasion de la conversion d'un certain Guillaume, pécheur trop fameux, qui est en train de se confesser à son cousin Aymeric Fayzela, moine de Figeac. Dieu lui donne aussi de voir la place qu'elle aurait un jour au Ciel.

La sagesse de ses conseils et la réputation de sa sainteté lui valent les éloges de nombreux admirateurs qui viennent la complimenter. Elle, de son coté, reste silencieuse, ne voulant ni les encourager ni les décevoir, mais rendant intérieurement grâce de voir tant d'âmes revenir à Dieu.

Sa joie d'être aimée de Dieu lui donne un tel bonheur qu’elle a un grand désir de le rejoindre, spécialement à la messe à laquelle elle assiste chaque jour, même si elle ne peut communier que le dimanche. Jésus est Lui aussi tellement heureux de pouvoir se reposer dans l'âme de Fleur qu'un jour, Il envoie un ange avec un tiers de la grande hostie qui servait au prêtre qui célébrait la messe à 3 lieues de là, au grand étonnement de ce prêtre qui ne retrouva la paix que lorsqu'elle lui eut raconté le miracle.

Fleur rayonne tant de cette joie et de cette paix qu'elle la transmet aux malades de l'hôpital dont elle guérie bien souvent les cœurs blessés.

Tout cette vie passée à désirer ardemment le Ciel obtient enfin l'objet de son désir en 1347. Son corps est déposé à Figeac, où de nombreux miracles sont obtenus par son intercession.

Le démon, furieux de la sainteté de cette vie trouva plusieurs siècles plus tard des suppôts parmi les révolutionnaires qui allèrent brûler ses reliques.

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A la suite de sainte Fleur, comprenons que chaque confession est une joie pour le Ciel de voir un pécheur revenir à Dieu, et que chaque communion est une joie pour Jésus de venir dans nos âmes en état de grâce

Bienheureux Carlo Acutis, (1991-2006)

Carlo est le premier bienheureux ayant vécu au XXIème siècle. Il meurt à l'âge de 15 ans d'une leucémie foudroyante.

carlo acutis

Il naît dans une famille non pratiquante, mais très tôt, lui, de son coté, aime prier dans les églises et à l'occasion de voyages en famille, il insiste auprès de ses parents pour visiter les sanctuaires de la région.

Il aime particulièrement ceux de Lourdes et de Fátima. Il se passionne aussi pour la vie des saints, en particulier saint François d'Assise.
Carlo laisse le souvenir d'un jeune "normal", simple, sympathique, qui aime la nature, les animaux, joue au foot, et se passionne pour l'informatique. En lisant sa vie, certains sont parfois déçus de ne pas y trouver de grands miracles, alors que dans une époque comme la nôtre, sa vie est un miracle.

Sa principale joie est d'être ami de Jésus. Ses parents racontent que dès l'enfance il avait "les yeux tournés vers Jésus". En grandissant, il aime aller à l'adoration du Saint Sacrement, et il répète : "l’Eucharistie est mon autoroute pour le ciel". Chaque semaine il se confesse, chaque jour il prie le chapelet, et il aime dire à sa maman que la Sainte Vierge est "la seule femme de sa vie".

Il est tellement heureux d'aimer le Bon Dieu qu'il veut partager sa joie, et en parle tout le temps autour de lui. Certaines personnes sont parfois étonnées, d'autres se moquent de lui ou ne veulent pas écouter; tant pis, il veut quand même faire connaître Jésus. Il explique : "Être toujours uni à Jésus, voilà mon programme de vie".
Sur la route de l’école, il s’arrête aussi pour en parler aux sans-abris, aux pauvres, et les écouter; Quand il peut, il partage son argent de poche ou son goûter. Il voit en eux le visage de Jésus, comme le voyait saint François d'Assise.

Doué en informatique, (Il monte des films, crée des sites internet, etc.), son travail le plus important est son exposition sur les miracles eucharistiques. Au départ c'est un site internet qui présente 136 miracles eucharistiques reconnus par l'Église. C'est le fruit de deux ans de travail, durant lesquels, aidé par ses parents, il voyage et collationne les récits et des photos de ces miracles. Cela se transforme ensuite en exposition, qui sera présentée sur tous les continents, et rien qu'aux Etats-Unis, dans près de 10 000 paroisses; Elle ira aussi à Lourdes, Fátima ou Guadalupe.
Il se sert également de ces miracles pour le catéchisme des plus petits. Il leur explique : "Le bonheur c'est d'avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse c'est d'avoir le regard tourné vers soi-même."

Regardant sans cesse le Bon Dieu, il parvient à bien L'imiter, à bien Le servir, et à Le reconnaître dans son prochain. Il essaye toujours de discerner ce qui plait à Dieu, afin de l'accomplir.
Quelques jours avant sa mort il dit : "Je suis content de mourir car j’ai vécu ma vie sans négliger une seule minute en choses qui ne plaisent pas à Dieu".

Le jour de la béatification, le 10 octobre 2020, à Assise, pendant la messe célébrée dans la Basilique Saint-François, le Cardinal Vallini affirme : "Il représente un modèle de force, libre de toute forme de compromis, conscient que pour rester dans l’amour de Jésus, il est nécessaire de vivre concrètement l’Évangile".
Et Carlo vivra concrètement l'Evangile jusqu'à la fin, offrant les souffrances de sa maladie "au Seigneur, au Pape et à l’Église". Sa maladie est diagnostiquée début octobre 2010, il meurt au petit matin du 12. Il est enterré à Assise, la ville de saint François, comme il l'avait demandé.

Quand on l'interroge, la maman de Carlo parle peu de lui, car ce qu'elle espère n’est pas tant d’avoir un nouveau saint dans l'Eglise, mais d’avoir une nouvelle génération de saints à la suite du premier du XXIème siècle. Elle rappelle que chacun dans la jeunesse d’aujourd’hui, est appelé à devenir saint.

Bienheureux Carlo Acutis, prie pour nous !

Saint Nizier, évêque de Lyon. + 573

Né en Bourgogne dans une famille sénatoriale, il reçoit dans son enfance une éducation particulièrement soignée, tant pour les études que pour la piété, de la part de ses parents qui ont le pressentiment qu'il deviendra évêque.
Alors qu'il est déjà admis dans les rangs de la cléricature, il lui vient au visage une sorte de tumeur qui met sa vie en danger. Sa mère qui a une grande dévotion à saint Martin l'invoque avec ferveur et obtient qu'il apparaisse à Nizier et le guérisse de son mal par un signe de croix, laissant seulement une cicatrice au visage comme signe du miracle. Ce signe permet à Nizier de ne jamais oublier la force de la prière.

saint nizier

A trente ans, il est ordonné prêtre et s'applique à bien instruire la jeunesse. Il lui apprend à toujours garder le cœur pur, à discerner toute idée, parole ou image qui ne viendrait pas de Dieu, et à refuser de la laisser y entrer.
Quelques années plus tard, avec l'accord du roi Childebert, (le fils de Clovis), il est ordonné évêque de Lyon. En tant qu'évêque, Nizier veut montrer le bon exemple, et s'applique notamment à pardonner dans l'heure les offenses qu'on lui fait ou les injures qu'on lui adresse.Mais son esprit vif s'emporte parfois, et un éclat de colère mémorable sera pour lui l'occasion d'une requête dont l'histoire a gardé la mémoire : Alors que l'officialité diocésaine est en charge d'une affaire relevant de la juridiction épiscopale, le comte Armentaire, exerçant à Lyon les fonctions de juge, veut s'octroyer la décision. Nizier lui envoie un de ses prêtres, Basile, pour lui demander de ne pas s'occuper de ce cas et de respecter le droit. Le juge refuse, et ajoute des paroles de mépris contre Nizier. Quand Basile rapporte tout cela à Nizier, qui est à table, il s'agace contre Basile, et se met finalement en colère contre lui, contre le juge et s'irrite démesurément des paroles de ce dernier…
Aussitôt après, Nizier regrette son emportement, et va se réconcilier avec son prêtre. Mais, réalisant qu'il est décidément vulnérable à ce genre de critique, il rassemble tous ceux qui ont assisté à cette scène et leur dit : "Je vous en prie mes frères, ne me rapportez jamais ce que vous entendez dire contre moi. Il n'est pas digne que des hommes raisonnables s'arrêtent à des paroles proférées sans raison." Nizier s'efforce alors de toujours rester dans la douceur.

Même si quelquefois sa douceur doit faire place à la sévérité : Alors qu'il avait interdit à un diacre d'exercer son office, celui-ci, écoutant le démon, n'en tenait pas compte. Nizier entrant un jour à matines, remarque que c'est ce diacre qui chante des psaumes. "Qu'il se taise, qu'il se taise !" dit-il aussitôt. Le démon qui avait inspiré au diacre de désobéir, et qui possédait donc son âme, lui fait pousser des cris épouvantables. Nizier fait amener le malheureux, l'exhorte à mieux tenir compte des censures de l'Eglise et le délivre du démon.

Nizier gouverne le diocèse de Lyon pendant 20 années.

Il meurt saintement le 2 avril 573.

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A l'exemple de saint Nizier, ne conservons pas de rancunes envers ceux qui nous offensent, mais empressons nous de demander à Dieu la grâce de savoir et de vouloir pardonner.

9 mars - Saint Dominique Savio (1842 - 1857)

Dominique Savio, 2ème d'une famille de 10 enfants, il naît le 2 avril 1842 à Riva di Chieri, à quelques kilomètres de Turin. Très jeune, ses parents lui apprennent à prier et à aimer Dieu et son prochain. Il va à la messe aussi souvent qu'il le peut, et devient enfant de chœur. Si Dominique est toujours agréable et souriant, il n'aime pas que les gens ne respectent pas Dieu. Un jour, un invité de ses parents se met à table sans dire de bénédicité; Dominique se lève et va manger tout seul, dans un coin, expliquant ensuite à son papa: "je n'ai pas voulu me mettre à table avec un homme qui mange comme les bêtes."

Touché par la piété de Dominique, sa connaissance du catéchisme et sa grande attention à la messe, le curé du village, après avoir demandé conseil aux autre curés du voisinage, lui permet de faire sa première communion à 7 ans. (normalement 12 ans à cette époque.) Saint Dominique Savio

Dominique est intelligent, et ses parents décident de lui donner une instruction complète. Mais le village de Murialdo où habite la famille ne possède pas d'école. Dominique fait chaque jour, 4 fois par jour, les 4 km qui le séparent de l'école du village voisin. Beaucoup s'étonnent de voir le petit garçon faire ce long trajet seul, mais il leur répond toujours : « Je ne suis pas seul, je suis avec Dieu ». À l'école, il se fait bien vite remarquer pour ses grandes qualités. Apprécié par ses camarades de classe, il dit cependant que ses meilleurs amis resteront toujours Jésus et Marie.Jamais il n'aura d'amis parmi ceux qui ont un mauvais esprit, mais il dit cependant qu'il préférerait être battu lui-même à leur place plutôt que de les voir battre. Il va jusqu'à se laisser punir plutôt que de dénoncer le coupable, le jour où un méchant camarade l'accuse d'avoir rempli la poêle de la classe avec de la neige et des cailloux.

En 1854, Dominique a 12 ans, quand Don Bosco, (Saint Jean Bosco, fêté le 31 janvier), visite la région. Il entend parler de Dominique, et on propose même qu'il aille dans l'école de Don Bosco, à Turin. Après une discussion qu'ils ont ensemble, Don Bosco, veut évaluer la mémoire et les capacités de l'enfant, et lui donne un petit livret de lecture, en lui indiquant une page à apprendre pour le lendemain. Au bout de 8 minutes, Dominique savait le passage par cœur et ses réponses montraient qu'il avait parfaitement compris. Don Bosco accepte donc de l'emmener à Turin. Là bas, Dominique révèle son secret à Don Bosco : "Devenir saint !" Pour cela, lui répond Don Bosco, "tu dois tout faire avec la joie et le sourire." Ce que Dominique fait… Et quand il voit des élèves qui ne sont pas dans ces dispositions, il essaye de comprendre ce qui se passe dans leur âme, pour les aider.

Pour aider plus encore ses camarades, il fonde un association qu'il nomme : "Compagnie de l'Immaculée conception."
3 engagements sont demandés : 1. Observer le règlement de l'école. 2. Être un exemple pour ses camarades à travers toutes les paroles et toutes les actions. 3. Toujours bien employer son temps.

Parmi les différents articles écrits par Dominique on trouve : -"Une charité réciproque réunira nos âmes et nous fera aimer indistinctement tous nos frères, que nous reprendrons aimablement quand nous le croirons utile." -"Les confrères s'avertiront mutuellement de leurs défauts et travailleront à s'en corriger. " (Cela n'ira pas sans mal et lui vaudra des coups de poings et de pieds de certains élèves.) -"Nous éviterons de nous causer la moindre peine. Nous pratiquerons la patience entre nous et avec les autres." -"Nous accepterons la nourriture telle qu'elle sera apprêtée sans nous plaindre jamais, et même nous essayerons d'empêcher les autres de se plaindre." Don Bosco valide tout cela.
Dominique a parfois des extases dans sa prière, et on lui attribut différents miracles, comme la guérison de sa mère ou la conversion d'un protestant en danger de mort, mais Dominique ne souhaite pas en parler.Il préfère être comme les autres, et trouve sa joie dans les services qu'il peut rendre, cirer les souliers, brosser les manteaux, aller visiter ceux qui sont malades, etc.

D'une santé fragile, il tombe malade pendant l'hiver 1857, quitte l'école avec beaucoup de peine, et rentre chez lui, à Mondonio, où il meurt, à 14 ans, le 9 mars 1857 vers 10 heures du soir. Juste avant de mourir, il dit à ses parents avec un air d'extase : « Oh ! Comme c'est beau ce que je vois ! ». 

Canonisé par Pie XII le 12 juin 1954, il est devenu saint Dominique Savio et le saint patron des jeunes.

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Par l'intercession de saint Dominique Savio, prions pour la jeunesse de notre temps… 

4 mars - Saint Casimir (+ 1862)

Saint Casimir, est le troisième des treize enfants du roi Casimir IV de Pologne. C'est surtout par sa maman qu'il apprend à aimer Dieu, à aimer la sainte Vierge, son ange gardien, son saint patron…
Il aime sortir la nuit pour aller prier aux portes des églises, attendant patiemment jusqu’au matin qu’elles soient ouvertes pour la célébration de la messe à laquelle il assiste.
Son précepteur, le Père Jean Dugloss, l'aide à veiller sur la pureté de son âme et à rester vigilant face aux tentations du monde. Indifférent aux honneurs et aux richesses de la terre, Casimir a le mystère de la passion de Jésus sans cesse à l'esprit, ce qui, parfois, l'attendrit jusqu'aux larmes, avec une grande compassion pour la Sainte Vierge.

saint casimirComprenant que les péchés éloignent les âmes de Dieu et causent tant de peine à Jésus et à Marie, Casimir, encore enfant, prend la résolution de ne plus en faire, et de rester toujours dans la pensée de la présence de Dieu à ses cotés. Mais, hélas, il réalise qu'il continue à retomber parfois dans des fautes que pourtant, il ne veut plus commettre.
Il s'applique alors à bien comprendre, avec l'aide du Père Dugloss (futur archevêque de Lemberg), comment il est retombé, comment le diable l'a petit à petit éloigné de sa résolution pour finir par refaire, redire, etc. ce qu'il ne voulait pourtant plus ni faire ni dire.
Préférant préparer sa place dans le royaume des cieux plutôt que dans ceux de la terre, il décide aussi de servir Jésus là où il y a le plus de malheur, et de pauvreté, qu'elle soit matérielle ou spirituelle.

Donnant de larges aumônes, il offre aussi ses pénitences et ses mortifications pour la conversion des âmes; La présence de Dieu et les grandeurs de la foi lui sont si chères, qu’il lutte beaucoup contre les hérétiques qui professent des mensonges et éloignent les âmes de cette présence de Dieu. Il demande même à son père le roi de leur retirer toutes leurs églises.

Il tient également parfaitement son rang et assume ses fonctions, toujours avec un souci de justice. En 1471, à 13 ans, les états du royaume de Hongrie, mécontents du gouvernement de Matthias, leur roi, envoient une délégation au roi de Pologne pour offrir le trône au jeune Casimir. Par obéissance à son père, Casimir accepte et part avec une armée pour rejoindre son nouveau trône. Mais quand il arrive aux frontières de la Hongrie, les sujets ont changé d’avis, et veulent garder Matthias. Ce dernier arrive même avec une armée et la bénédiction du Pape qui s’était exprimé en sa faveur. Réalisant qu’il vient presque de causer une guerre, bien qu’innocent de cela, Casimir part 3 mois au château de Cobzki, (proche de Cracovie), pour y faire pénitence. Après cela, son père l’associe au gouvernement de la Pologne, et lui en laisse la direction pendant 4 ans, occupé de son coté à régler les affaires de Lituanie.

Casimir très aimé de son peuple, laisse le souvenir d'un jeune prince intelligent et généreux, toujours joyeux, dévoué aux affaires publiques et aux pauvres, en même temps que, par-dessus tout d'un homme de prière. Il meurt de phtisie le 4 mars 1484, à 23 ans.

Quand il est enterré, on dépose entre ses mains une hymne qu'il aimait dire à la Sainte Vierge, à la fin de laquelle on peut lire :
« Demandez que je sois chaste et modeste, doux, bon, sobre, pieux, prudent, droit et ennemi du mensonge ;
Obtenez-moi la mansuétude et l’amour de la concorde et de la pureté ; rendez-moi ferme et constant dans la voie du bien. »
Saint Casimir est le patron de la Pologne et de la Lituanie.

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A l'image de saint Casimir, gardons à la pensée que, du lever ou coucher, Dieu est présent à nos cotés pour passer la journée avec nous, et qu'Il veille sur nous la nuit afin de réparer nos forces pour mieux le servir le lendemain dans notre devoir d'état.

Saint Gaston (+ 540)

Gaston est prêtre à Toul, en Lorraine.

A cette époque, le roi Clovis, encore païen, rentre chez lui en passant par Toul, après avoir remporté une victoire miraculeuse sur les Alamans, à Tolbiac : Alors que ses troupes succombaient de toutes parts sur le champ de bataille, levant les yeux, il implora le "Dieu de Clotilde", (Sainte Clotilde, son épouse, fêtée le 4 juin), l'assurant qu'il se convertirait s'il obtenait la victoire. Ce qu'il obtint.
Pressé d'accomplir son vœu de se convertir, il cherche une personne éclairée pour lui expliquer les mystères de la foi chrétienne. On lui présente Gaston, (ou Vaast, en normand et picard), que Clovis prend avec lui comme compagnon de voyage et catéchiste.6 fev st gaston
Sur la route, le Seigneur confirme même l'enseignement de Gaston par un miracle. Un aveugle est guéri à Rilly sur Aisne, à quelques kilomètres de Reims. De nombreux témoins parmi les gens de Clovis, émerveillés, décident eux aussi de recevoir l'enseignement de l'Eglise.

A Reims, Clovis est baptisé par Saint Rémi, le 25 décembre 496, et le roi lui recommande son catéchiste. Rattaché au diocèse de Reims. Gaston fait l'admiration de tous, toujours appliqué à instruire les fidèles, assister les pauvres, les malades, les malheureux, Rémi décide de le sacrer évêque d'Arras. (Gaston est le saint patron du diocèse d'Arras.)

Gaston arrive à Arras où les invasions d'Attila ont laissé un diocèse ravagé. Mais à peine arrive-t-il à l'entrée de la ville que le Seigneur lui donne de guérir un aveugle et un boiteux qui demandaient l'aumône. Les gens l'accueillent comme un envoyé de Dieu. Mais l'état des lieux est désastreux, et Gaston pleure même en voyant la cathédrale en ruine qui sert de logement à un ours. Gaston lui demande de quitter les lieux, et l'ours se laisse apprivoiser. 

Gaston a beaucoup de travail pour remettre la foi dans ce peuple corrompu par le paganisme les superstitions et les mauvaises mœurs. Mais après avoir retrouvé sous les décombres un autel dédié à la Sainte Vierge, il entreprend de bâtir une église en son honneur et de lui consacrer son diocèse afin d'obtenir son aide. Il a aussi du mal avec Clotaire, fils de Clovis et roi de Soissons, qui a l'habitude de passer des journées entières en orgies scandaleuses. Un jour, invité à l'un de ces débordements, et inspiré par Dieu, Gaston décide de s'y rendre pour faire cesser cela. En entrant dans la salle du festin, il fait un signe de croix, et les amphores remplies de cervoise se brisent ensemble. Clotaire, effrayé, demande ce que cela signifie, et Gaston répond que le démon se cachait dans ces vases pour tromper les hommes par l'ivresse.

Pendant 40 années, sous le regard et la protection bienveillante de Notre Dame, Gaston gouverne magnifiquement son diocèse, et celui de Cambrai, dont Rémi lui confie la charge.
Durant une froide nuit d'hiver 540, alors que le givre couvre la terre, les habitants d'Arras voient, pendant 2 heures, comme une colonne lumineuse qui semble sortir de la maison de Gaston. Informé du prodige, Gaston, âgé et épuisé par une vie de service, comprend que cela signifie sa mort prochaine.
Il rassemble ses prêtres autour de lui et leur annonce son départ vers le ciel.
Après avoir reçu le viatique, il meurt le 6 février 540.
On raconte qu’au moment où son âme quittait son corps, on entendit un chœur d’anges emplir la maison.

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A l'exemple de saint Gaston, confions nos vies à la Sainte Vierge afin que sous sa protection nous puissions avancer sans tomber au milieu des tentations de ce monde. Souvenons nous qu'à Ars, saint Jean-Marie Vianney avait fait ce choix, et qu'un jour, le démon avoua par la bouche d'une possédée que la Sainte Vierge le protégeait trop pour qu'il puisse le faire succomber à ses tentations. (cf. Le curé d'Ars, Pensées. ed. X. Mappus. 1995. p 249)

 


 

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Messe en français tous les dimanches à 10h00 et 11h15

Messes en semaine

En principe, les messes ont lieu aux horaires suivants:

    • Mardi, mercredi, jeudi: 12h00
    • Vendredi12h30
    • Samedi: 18h30

Adoration du Saint-Sacrement tous les jeudi de 20h00 à 21h30.

Les changements sont signalés en rubrique "Dernière minute" de la page d'accueil.


L'église se trouve au croisement de Rua das Portas de Santo Antão et Beco São Luís da Pena, près de la salle de spectacle "le Coliseu", Metro, Bus et Parking auto : Restauradores. L'accès au rectorat se fait sur le côté de l'église.   Voir le plan

Padre Benoit

Recteur: Padre Benoît Jullien de Pommerol

  +351 912 000 658

 


Église Saint-louis des Français, Beco São Luis da Pena, 34, 1150-336 Lisboa ou par email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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