Samuel 71-16 – Romains 1625-27 – Luc 126-38

Dimanche consacré à des questions ultimes que nous nous posons tous : Qui donc est Dieu ? Où demeure-t-il ? La liturgie semble nous dire comme Jésus à ses premiers disciples : « Venez et voyez ».

Le texte du livre de Samuel nous montre David ayant réuni sous son pouvoir les douze tribus après avoir conquis une forteresse, Jébus, qui deviendra Jérusalem. Ayant installé l’Arche d’Alliance sous une tente et s’étant fait construire un palais, il pense que ce n’est pas convenable : il lui faut construire un temple pour son Dieu. Le prophète Nathan l’encourage, mais la nuit portant conseil, il lui donne le lendemain le point de vue de Dieu : C’est non ! Premièrement, je ne t’ai rien demandé ; deuxièmement, Dieu est libre, on ne peut le fixer quelque part, c’est lui qui offre d’habiter au milieu de nous. Troisièmement, ne renversons pas les rôles, c’est Dieu le bienfaiteur, c’est lui qui construit et qui fait vivre. Enfin, après le refus et ses raisons, le projet de Dieu même : C’est Moi qui te construirai une Maison, c’est-à-dire une descendance : « Je serai pour lui un Père, il sera pour moi un Fils »... que de chemin il faudra faire pour spiritualiser l’objet messianique de cette Alliance.
 
Luc dans le récit de l’Annonciation se réfère à cette promesse divine : le règne attendu n’aura pas de fin. Lorsque Marie accueille en elle le mystère de cette vie, objet de l’espérance des siècles, elle dit sa foi bouleversante dans une phrase toute simple « que tout se passe pour moi selon ta parole ». Et la parole même de Dieu s’incarne donc dans le corps et le silence de Marie, petite jeune fille inconnue, dans un village perdu de Palestine dont le nom n’est jamais cité dans l’histoire biblique.
 
Discrétion de Dieu, humilité de Dieu, pauvreté de Dieu comme l’écrit St Paul : « Oui voilà le mystère qui est maintenant révélé ; il était resté dans le silence depuis toujours » « Et ce mystère est porté à la connaissance de toutes les nations », c’est la proclamation finale de l’épître aux Romains. Car l’incarnation est un fait inimaginé » : on attendait un pur esprit, il prend un corps ; on le disait Tout Puissant, il se laissera tuer ; on le pensait immuable, il grandit dans le sein d’une jeune fille ; on le disait partout, il s’est rendu notre Frère, enfermé dans des limites comparables aux nôtres.
 
Conçu à Nazareth, né à Bethléem, il mourra à Jérusalem. Marie la première a cru cela.
 
Il semble qu’après elle et avec elle nous devrions renoncer à chercher Dieu dans je ne sais quel ailleurs lointain. Notre Dieu, le Dieu de Jésus Christ, est un Dieu improbable, impossible comme le disent nos frères juifs et musulmans. Notre Dieu, le Tout-Autre est en même temps le Tout-Proche, au cœur intime de notre vie quotidienne. Tel est le message de ce dernier dimanche avant la fête de Noël.

18 décembre 2011

 


 

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