ste marguerite de cortone

Sainte Marguerite de Cortone ( + 22 février 1297)

Née en Italie en 1247, Marguerite perd sa mère très tôt. Le père se remarie avec une femme qui n'aime pas Marguerite, la traite durement et néglige son éducation. Privée des conseils, de la tendresse et de la piété qui permettent de grandir dans la vertu, Marguerite, laissée à elle-même, finit par s'adonner à une vie de désordre et se laisse séduire par un gentilhomme riche et puissant, Arsenio de Montepulciano, trouvant là le moyen de satisfaire son penchant pour le luxe et le plaisir. Ces désordres vont durer 9 ans, durant lesquels des remords la poursuivent régulièrement, qu'elle calme avec de la compassion pour les pauvres et les affligés, ayant même des accès de dévotion lui faisant souhaiter une vie de pénitence et de dévotion, mais hélas, elle retombe aussitôt dans son misérable état, que pourtant elle déplore… Un jour son amant partit, emmenant son chien, pour inspecter des terrains qu'on lui disputait, et ne revint pas. Après plusieurs jours de recherche sans résultats, angoissée, Marguerite voit revenir le petit chien qui la guide jusqu'au cadavre. L'impression est vive dans l'esprit de Marguerite qui verse des larmes amères sur ses égarements, souhaitant en sortir par une sincère pénitence et une entière conversion. Chassée de la maison d'Arsenio, elle retourne chez son père lui demander pardon d'avoir méprisé son autorité, et entreprend de faire connaître à tous son changement. Estimant que la pénitence doit être aussi publique que le scandale de sa vie passée, elle se présente dans l'église, durant la messe, une corde au cou comme les animaux, et demande pardon publiquement. Devant un tel spectacle, sa marâtre obtient du père de Marguerite qu'elle soit déclarée folle et expulsée du village.

Désespérée, tentée de reprendre sa vie de désordre, Marguerite mène alors un dur combat contre elle-même. Elle va finalement à Cortone, se confesse et demande à entrer dans le tiers ordre franciscain, ce qui lui est accordé au terme de trois ans de "mise à l'épreuve", durant lesquelles elle s'inflige tant de pénitences, de jeûne et d'humiliations que ses confesseurs doivent la modérer. Le combat est tellement difficile en elle que Dieu permettra qu'elle puisse voir régulièrement son ange gardien.

À son confesseur qui lui ordonne de se nourrir davantage elle écrit :

" Mon père, je n'ai nullement l'intention de faire la paix avec mon corps. [...] Ne croyez pas que mon corps soit aussi mortifié et faible qu'il en à l'air, il se comporte ainsi pour éviter de payer la dette qu'il a contractée avec le monde lorsqu'il en aimait les plaisirs [...]. Oh mon corps, pourquoi ne m'aides-tu pas à servir mon Créateur et mon Sauveur? Pourquoi n'es tu pas aussi prompt à m'obéir, que tu ne l'étais à désobéir a ses Commandements? Ne te lamente pas, ne pleure pas, ne fais pas semblant d'être à moitié mort, tu porteras la totalité du fardeau que je place sur tes épaules [...] "

La méditation fréquente des souffrances de Jésus lui fait comprendre combien sa vie fut une douleur pour Lui; elle décide alors de combattre les causes de ses chutes passées et d'œuvrer à la conversion des cœurs, autant qu'elle les avait scandalisés. Sa vie sainte et pénitente, jointe à l'efficacité de sa prière et de ses austérités convertit un grand nombre de personnes; Mais ce qui marque particulièrement la vie de Marguerite, c'est que même les âmes du purgatoire sollicitent son assistance. Elle apprend par révélation que sa mère a été délivrée du purgatoire après des peines qui avaient duré 10 ans, et que son père en a été tiré mais après des peines plus longues.

Lors une fête de la présentation de Jésus au temple, Il lui dit : "les trois défunts pour lesquels tu as prié ce matin ne sont nullement damnés, mais ils souffrent des tourments extrêmes et, s'ils n'étaient visités par les bons anges, ils se croiraient dans un état de damnation, étant tout proche de ceux qui sont dans cet état."

Après 23 ans de cette vie rude, elle connut par une lumière céleste que l'heure de sa mort était proche, et qu'elle serait assistée, en cet instant suprême, par toutes les âmes que ses prières avaient délivrées des peines du purgatoire.

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N'hésitons pas, comme Marguerite à "envoyer" nos bons anges vers les âmes les plus délaissées du purgatoire afin qu'elles reçoivent en soulagement les mérites que nous aurons acquis par la pratique d'une vie faite de charité, de pénitence et d'amour de Dieu et du prochain.

saint fintan

Saint Fintan 17 Février 603 +

Né en Irlande vers 525, son éducation est confiée à saint Colomba, un des grands évangélisateurs de l'Irlande. Après ses études, avec quelques compagnons, il a le désir de trouver un endroit pour servir Dieu dans la solitude. Colomba lui indique Clonenagh.

Arrivés dans cet endroit désert, ils veulent bâtir un monastère, mais la réputation de Colomba est telle que beaucoup de gens viennent pour se mettre sous sa direction. La solitude étant compromise, Colomba décide de quitter le lieu, et part vers les montagnes. Après un temps de marche, se retournant, il voit de nombreux anges planer au dessus de Clonenagh. Ses disciples qui ne voient pas ce qui se passe demandent à Colomba pourquoi son visage est soudain devenu si triste.

"C'est, dit-il, que je vois les anges de Dieu remplir l'endroit où nous étions tout à l'heure, et ils ne cessent de servir Dieu. L'un de nous doit y retourner et s'y établir."

Fintan répond : "Celui d'entre nous auquel vous en donnerez l'ordre vous obéira sur le champ."

"Allez-y donc en paix jeune homme, lui dit Colomba, et le Seigneur sera avec vous. Dieu m'a révélé que cet endroit serait le lieu de votre résurrection."

Fintan revient donc sur ses pas, et, à 20 ans, pose les fondements de son monastère. Avec les disciples qui viennent se mettre sous sa direction, il vit une règle du plus sévère ascétisme. A la manière des anciens ermites, ils vivent du travail de leurs mains, prennent peu de repos, et s'abstiennent complètement de viande, de lait, de beurre, tout cela étant offert avec joie, comme autant de pénitences vécues pour la conversion des pécheurs et le salut des âmes.

Mais le clergé local finit pas se plaindre, car sa vie est tellement éloignée de celle de ces moines, qu'il la voit comme un reproche.

Après la réunion d'un concile local, des messagers viennent demander à Fintan d'adoucir ces usages. Il accepte pour la vie des moines, mais pas pour la sienne. Plusieurs moines choisissent de garder la même vie, montrant ainsi que ce n'était pas pour obéir à une règle qu'ils vivaient ces pénitences, mais pour l'amour de Dieu, souhaitant Lui offrir ces efforts afin de porter un peu de la croix de Jésus.

Des miracles viennent aussi montrer que le cœur de Fintan est toujours uni à Dieu : Un jour que les religieux sont au réfectoire pour le repas, on vient alerter que le toit de la maison est en feu. Tous se lèvent, effrayés, mais Fintan les encourage à rester calme, dirige sa main vers les flammes, fait un signe de croix et le feu s'arrête aussitôt.

Fintan demande aussi aux moines de prier pour les pécheurs, pour ceux qui vivent loin de Dieu, et de prier pour eux même après leur mort. Un jour qu'une bande de guerriers laisse devant la porte du monastère les têtes de leurs ennemis tués au combat, Fintan ordonne à ses moines de les enterrer dans le cimetière du monastère en leur disant : "Nous croyons et nous avons espoir que par les mérites des saints enterrés dans ce cimetière, les guerriers dont nous y déposons les têtes ne seront pas condamnés au jour du jugement."

La sagesse et le discernement de Fintan étaient tels qu'il fut aussi sollicité pour apaiser des conflits entre des  personnages importants de son époque, et beaucoup venaient lui demander des conseils pour connaître la volonté de Dieu dans leurs vies.

A la fin de sa vie, il rassemble les moines autour de son lit, et après avoir désigné son successeur, il meurt le 17 février 603. Il est alors enterré dans le cimetière du monastère, et, selon la prophétie de saint Colomba, y attend sa résurrection.

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A l'exemple de saint Fintan, soyons heureux, au début de ce temps de carême, de vivre et d'offrir les pénitences et les efforts de nos vies comme une participation à la manifestation de la Gloire de Dieu dans nos vies, et au salut du monde.

8 fevrier ste josephine bakhita

Sainte Joséphine Bakhita (+ 8 février 1947)

Joséphine naît vers 1869 dans un petit village du Darfour, au Soudan, dans une famille qui comptera 8 enfants. Sa première grande peine est de voir ceux qu’elle appelle "négriers", des membres de tribus arabes qui faisaient le trafic des esclaves, enlever sa sœur aînée; 40 ans plus tard, elle racontera  : "Je me souviens encore combien maman a pleuré, et combien nous avons pleuré nous aussi". Quand elle a 9 ans, elle subit le même sort, et se retrouve esclave. "Je ne pensais qu’à ma famille, j’appelais papa et maman, avec une angoisse dans le cœur impossible à décrire. Mais personne, là-bas, ne m’écoutait". Elle est revendue 5 fois sur les marchés aux esclaves du Soudan, et endure tant de mauvais traitements que le traumatisme lui fait oublier comment elle s'appelle.

En 1883, son propriétaire, un général turc qui lui a fait subir de cruelles scarifications, décide de vendre toutes ses esclaves, et c'est alors qu'elle est acquise par le consul d'Italie à Khartoum. C'est ainsi qu'on lui donne le nom de Bakhita, qui signifie la chanceuse.

Touché par cette adolescente couverte de cicatrices, (elle était battue jusqu'au sang tous les jours par la femme du général), le consul est pris de compassion et la vie de Bakhita change radicalement : "Je n'eus plus de réprimandes, de coups, de châtiments, de sorte que, devant tout cela, j'hésitais encore à croire à tant de paix et de tranquillité". Deux ans plus tard, le consul doit quitter le Soudan et Bakhita lui demande de l'emmener. Il accepte et ils s'embarquent avec une famille amie, les Michieli, à laquelle il confie Bakhita, qui est chargée de s'occuper de Mimmina leur petite fille.

Madame Michieli ayant confié Mimmina à l'institut des catéchistes de Venise, tenu par les religieuses Canossiennes, (Congrégation enseignante fondée par sainte Madeleine de Canossa), décide aussi de leur confier Bakhita. Elle racontera : "Les Sœurs firent mon instruction avec beaucoup de patience, et me firent connaître ce Dieu que tout enfant je sentais dans mon cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, je me disais en moi-même : qui donc est le maître de ces belles choses ? Et j'éprouvais une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre mes hommages".

Mais ce qui touche le plus Bakhita, c'est de savoir que ce Dieu, qui s'appelle Jésus Christ, non seulement a été vendu et battu comme elle l'a été, mais surtout qu'Il la connait, qu'Il l'a créée, qu'Il l'aime et l'attend ! Elle, dont la vie n'a jamais intéressé personne, découvre que Dieu l'aime personnellement. Elle désire ardemment être baptisée, et lorsque Madame Michieli vient la rechercher pour la ramener chez elle, Bakhita demande à rester chez les religieuses. Après quelques difficultés, reconnue libre de ses choix,  (l'esclavage n'existait pas en Italie), le 9 janvier 1890, elle est baptisée, communiée et confirmée par le patriarche de Venise. Exultant de joie elle s'exclame : "Si vous saviez quelle grande joie c'est de connaître Dieu". Elle embrasse ensuite les fonts baptismaux en disant : "Ici, je suis devenue fille de Dieu".

Trois ans après, elle entre au noviciat, puis prononce ses premiers vœux en 1896. Devenue religieuse, elle garde le souvenir du Soudan où tant de gens ne connaissent pas le Vrai Dieu et écrit cette prière :

"O Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous et à grands cris Ta Bonté, combien d'âmes je pourrai Te conquérir ! Tout d' abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave, tous les pauvres noirs de l'Afrique. Fais, ô Jésus, qu'eux aussi Te connaissent et T'aiment".

En 1902 elle est transférée au monastère de Schio, dans la province de Vicenza, et c'est là que, pendant les 45 dernières années de sa vie, elle se sanctifie dans les emplois successifs qu'elle occupe : cuisine, lingerie, porterie. Aimée de tous, on lui donne le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta). Elle disait à ceux qu'elle croisait : "Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu."

Après une longue et douloureuse maladie et une pénible agonie où elle revit les jours de son esclavage, (elle murmurait : "Lâchez mes chaînes, elles me font mal"), elle meurt le 8 février 1947 en invoquant : "Notre Dame ! Notre Dame !".

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A l'exemple de sainte Joséphine Bakhita, prions pour ceux qui ne connaissent pas le Vrai Dieu afin qu'ils puissent découvrir cette "grande joie" dont parlait sainte Joséphine, qu'ils soient baptisés, et que nous puissions devenir tous frères.

Bse Christine Ciccarelli

Bienheureuse Christine Ciccarelli (+ 18 janvier 1543)

La Bienheureuse Christine Ciccarelli, ou Christine d'Aquila, nait en 1480 dans une humble famille de Lucolo, dans le diocèse d'Aquila, au sud de Rome. Prénommée Mathia à sa naissance, elle reçoit le nom de Christine en 1496 lorsqu'elle entre au couvent sainte Lucie d'Aquila et prend l'habit des ermites de saint Augustin.

Novice exemplaire, elle devient rapidement pour ses compagnes un modèle de toutes les vertus, surtout l'humilité et l'amour des plus pauvres, pour lesquels elle prie avec ferveur afin d'obtenir pour eux des grâces de consolation et de conversion.

Elue prieure, elle continue à consacrer de longues heures à ces temps de  prière et a souvent des extases devant le Saint Sacrement.

Souhaitant toujours vivre dans un esprit de détachement, elle ne possède rien qui lui appartienne en propre, ou plutôt si, une petite image de l'évangéliste saint Marc, à laquelle elle tient en fait beaucoup. Réalisant cet attachement qui lui semble excessif, elle décide de s'en séparer et donne l'image.

Quelques jours après ce petit sacrifice, saint Marc apparaît à un peintre nommé Silvestre, voisin du monastère, et lui demande d'achever sans retard une nouvelle image qu'il avait déjà commencée et de la donner à sœur Christine. Ainsi dit, ainsi fait, et la bienheureuse reçut avec émerveillement ce signe du Ciel. Cette image fut longtemps conservée au couvent sainte Lucie, même après la mort de sœur Christine qui survint le 18 janvier 1543. Elle fut béatifiée par le pape Grégoire XVI en 1841.

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Ce "petit" miracle, que le Bon Dieu nous permet de connaître, est un grand enseignement : nous apprenons combien les saints sont heureux de faire partie de nos vies, ne serait-ce que sous la forme d'une image conservée pieusement. Ainsi, de la même façon que nous pouvons avoir dans nos portefeuilles des photos d'enfants, de parents ou d'amis, aimons emporter avec nous l'image de tel ou tel saint pour lequel nous avons une particulière dévotion. La communion des saints passe aussi par ces signes, tout petits aux yeux des hommes, mais grands aux yeux du ciel !

saint marcel

Saint Marcel (+ 16 janvier 309)

Après le martyr du Pape saint Marcellin (+ 23 oct. 304), durant les persécutions de l'empereur Dioclétien, l'Eglise n'avait plus de pape depuis 4 années. Elle dû attendre l'abdication de Dioclétien et l'assouplissement des relations entre les empereurs Maxence et Constantin pour élire un nouveau souverain Pontife. Marcel est donc élu Pape le 21 mai 308 dans des conditions difficiles : Les églises, les lieux de rassemblement des chrétiens et la plupart des cimetières ont été confisqués ou détruits et il est nécessaire de reconstruire; Marcel va donc bâtir et réorganiser les centres de réunion des chrétiens en établissant officiellement 25 paroisses distinctes à Rome, et assurer ainsi pour les fidèles un meilleur accès aux secours de la religion.

Mais ce qui est bien plus difficile à reconstruire est l'unité spirituelle. De nombreux chrétiens ont renié leur foi par peur des persécutions, (les "lapsi", du latin lapsi : qui sont tombés), et veulent à présent revenir dans l'Eglise.

Et, comme après chacune des persécutions, des querelles éclatent entre les chrétiens restés fidèles sur la conduite à tenir, essentiellement entre ceux qui estiment qu'il ne faut pas les accueillir, et les autres que c'est possible avec une très sévère pénitence publique. Marcel va donc dresser des règlements salutaires avec une juste sévérité, mais certains lapsi ont du mal à s'y soumettre et de nouveaux troubles éclatent.

Maxence, qui tient le Pape pour responsable, le fait arrêter et mener au tribunal, où il lui ordonne de renoncer à sa charge et de sacrifier aux idoles. Marcel refuse, expliquant qu'il ne peut se désister d'un poste où Dieu Lui-même l'a placé, et qu'il ne peut sacrifier aux idoles, car l'apostasie et la vie sans Dieu lui est plus insupportable que la mort.

Exaspéré, Maxence le fait flageller mais ne le condamne pas à mort, car il préfère l'humilier, lui, sa religion et les fidèles, en lui imposant une vie d'esclave dans les écuries impériales.

Durant neuf mois, Marcel va endurer cette dure captivité dans la prière et le jeûne, implorant le Bon Dieu de garder les chrétiens dans la Foi au milieu de cette tempête.

Après cette période, le clergé de Rome ayant négocié secrètement son rachat vient le délivrer pendant la nuit. Une sainte femme, nommée Lucine, l'accueille chez elle et le prie de faire de sa demeure une église; Sa maison devient alors une paroisse de Rome sous le nom de Marcel. Les fidèles s'y réunissent en secret, mais la fréquentation de plus en plus importante finit par attirer l'attention, et l'empereur en est informé.

Furieux, il fait de nouveau arrêter Marcel, ordonne que la maison où les fidèles se réunissent autour de lui soit transformée en écurie, et le condamne une seconde fois à y servir comme esclave.

Etroitement surveillé, il finit, à peine vêtu, par mourir de misère le 16 janvier 309, au milieu des chevaux. La bienveillante Lucine (sainte Lucine, fêtée le 30 juin), l'ensevelit dans la catacombe de Priscille, sur la voie Salaria.

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A l'exemple de saint Marcel, qui, dans l'état de Pontife reconnu ou d'esclave humilié sut toujours rester fidèle au Bon Dieu, demandons la grâce, quelles que soient les circonstances de notre vie, de savoir tenir notre place de catholique dans ce monde, afin que la lumière de la vraie Foi puisse éclairer toujours.

saint gerlac

Saint Gerlac. (+ 5 janvier 1170)

Gerlac naît vers 1100 en Hollande. Choisissant pendant sa jeunesse la carrière des armes, il devient officier de l’empereur germanique.
Mais, bien que marié, il néglige sa pieuse épouse et son foyer pour s'adonner à des plaisirs frivoles, et mener aussi une vie de brigandages. En tant que militaire, il combat vaillamment l'ennemi pendant la guerre mais durant les temps de paix, il se fait bandit et détrousse secrètement les honnêtes gens.

Tout sa vie bascule juste avant un tournoi auquel il allait participer : Il apprend subitement la mort de sa sainte femme… La voilà donc partie vers ce "Bon Dieu" qu'elle aimait tant… Ce coup de la divine providence lui ouvre les yeux sur le danger de son état pour le salut de son âme; convaincu que son épouse est au paradis, rempli d'admiration pour elle et de regret de l'avoir tant fait souffrir, il craint de ne jamais la retrouver, et choisit de changer de vie.

Il dit donc adieu au monde, et après avoir réglé ses affaires temporelles, part pour Rome, où il fait une confession générale au Pape Eugène III qui lui donne comme pénitence d'aller soigner pendant 7 ans les malades à l'hôpital de Jérusalem. Humble et pénitent, il est aussi chargé par la communauté de prendre soin du bétail qu'il soigne consciencieusement, dans le jeûne et la prière, tout en méditant sur la suite de son existence, qu'il souhaite vivre à l'écart. (cette activité fait de saint Gerlac un intercesseur pour protéger les animaux des maladies.)

A son retour à Rome, c'est le pape Adrien IV qui l'autorise à rentrer dans son pays pour y devenir ermite sans pour autant entrer dans un ordre religieux.
Gerlac s'installe à une dizaine de kilomètres de Maastricht, et mène une vie austère et pénitente, logeant dans le creux d'un gros chêne. Il n'en sort que pour aller chaque jour à l'église saint Servais, (évêque en hollande mort en 384 et enterré à Maastricht), parcourant quotidiennement cette distance malgré les fatigues dues à l'austérité de sa vie.

Mais certains moines des environs, voyant dans son mode de vie une condamnation de leur vie relâchée, le calomnièrent auprès de l'évêque du lieu, l'accusant même d'être en fait richissime et de cacher un trésor dans son chêne. Trop crédule, l'évêque interdit à Gerlac l'accès aux sacrements et ordonna d'abattre le chêne.
Peu après, l'évêque ouvrit les yeux, réalisa l'injustice, reconnut la sainteté de Gerlac et lui procura les moyens de se sanctifier, en bâtissant notamment un ermitage avec des planches tirées du chêne abattu.
Sainte Hildegarde de Bingen, favorisée de visions célestes, eut la révélation de la vie édifiante de Gerlac, et voulut même conclure avec lui un pacte spirituel.

Peu avant sa mort, le 5 janvier 1170, la veille de l'épiphanie, comme le prêtre n'arrivait pas assez vite pour lui donner le saint viatique, un vieillard vénérable se présenta à Gerlac, lui administra les derniers sacrements, et disparut aussitôt après.
C'était saint Servais, souhaitant donner la possibilité à son cher dévot d'être en communion avec lui une dernière fois sur cette terre avant de l'être pour l'éternité au Ciel.
Sur son tombeau, on bâtit une abbaye de Norbertines qui porta son nom.
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En ce début d'année, comprenons, à la lecture de la vie de saint Gerlac qu'il n'est jamais trop tard pour se convertir et prendre de bonnes résolutions pour mieux aimer le Bon Dieu et mieux le servir dans la prière et le service de notre prochain."

Sainte Catherine Laboure

Sainte Catherine Labouré, religieuse des Filles de la Charité, (+ 31 déc. 1876)

Neuvième enfant et deuxième fille d'une famille de onze, Catherine nait le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, en Côte-d'Or, dans une pieuse famille de propriétaires terriens. À neuf ans, elle perd sa maman, sa réaction est alors de monter sur une chaise, de saisir la statue de Notre-Dame posée sur le rebord de la fenêtre, de l'embrasser longuement et de la serrer contre son cœur en disant : "Je n'ai plus de maman; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge !" Le papa de Catherine, Pierre, qui est alors maire du village, confie la direction de la maison à sa fille ainée, Marie-Louise, et envoie Catherine et sa petite sœur Tonine, (Marie-Antoinette), à Saint-Rémy chez une tante. Catherine souffre de cet éloignement qui va durer trois ans, jusqu'au départ Marie-Louise qui entre comme religieuse chez les Filles de la Charité.

Toute heureuse, Catherine, 12 ans, retrouve la maison familiale et prend le relais. Malgré son jeune âge, aidée de Tonine qui a dix ans, elle remplit sa mission avec beaucoup d'efficacité : Elle prépare les repas des ouvriers des champs, entretien le potager et le verger, s'occupe du poulailler, du colombier aux 800 pigeons, de la traite des vaches etc. Et chaque semaine, c'est aussi elle qui s'occupe de faire le pain, la lessive, et le marché. Travaillant vite et bien, elle reste toujours aimable et douce, tout en étant un brin sévère sur la religion, afin que ses frères et sœurs vivent en bons catholiques.

Peu après son retour de Saint-Rémy, elle fait sa première communion avec une telle ferveur que Tonine dira plus tard : "Elle n’était plus de la terre, elle était toute mystique !"

Au milieu de toutes ces activités, Catherine trouve aussi le temps de visiter les malades et de leur apporter du réconfort. Les années passant, elle espère secrètement devenir elle aussi Fille de la Charité, et elle confie ce désir à sa maman du Ciel chaque jour, quand elle va prier à l'église devant l'autel de la Sainte Vierge, restauré par sa famille. D'autant qu'elle a fait un songe étrange, dans lequel un vieux prêtre, après avoir célébré la messe, s’avançait vers elle et lui disait : "Ma fille, c’est bien de soigner les malades. Un jour, vous viendrez à moi. Dieu a des desseins sur vous. Ne l’oubliez pas !".

À 18 ans, ne sachant toujours pas lire ni écrire, son père l'autorise à aller au pensionnat de Châtillon-sur-Seine dirigé par une cousine. Mais Catherine n'est pas heureuse; des demoiselles raffinées de la noblesse locale, (mais des pestes), la traitent avec mépris en lui rappelant ses origines paysannes. Elle les évite et va le plus souvent possible à l'hospice voisin tenu par des Filles de la Charité, pour y visiter les malades. C'est dans cet hospice, accroché au mur du parloir, que, stupéfaite, elle voit le portrait du prêtre vu en songe. Une sœur lui explique : "C’est notre Père saint Vincent de Paul."

Revenue à Fain, elle attend d'être majeure, et le jour de ses 21 ans, elle annonce à son papa qu'elle désire être Fille de la Charité. Il refuse ! Il veut qu'elle se marie et lui fait rencontrer les plus beaux partis de la région. Mais elle les rejette tous. Dépité, il l'envoie à Paris chez un de ses frères qui tient une cantine pour des ouvriers à Paris. Quel changement ! Très souvent aux fourneaux, elle découvre aussi la misère humaine et spirituelle qui existe également dans ce milieu.

L’épreuve dure un an. Finalement, son père capitule, et Catherine retourne à Châtillon, mais cette fois comme postulante chez les Filles de la Charité. Trois mois plus tard, elle entre au noviciat, à la maison mère, rue du Bac, à Paris. Trois jours après son arrivée, elle a la joie de participer avec les 110 autres novices, à l'immense procession du transfert solennel du corps de saint Vincent, le prêtre de sa vocation,  de la rue du Bac à la chapelle des Prêtres de la Mission, rue de Sèvres.

C'est dans cette chapelle de la rue du Bac qu'en 1830, par trois fois, la Sainte Vierge lui apparaitra et lui confiera la mission de diffuser ce qu'on appelle aujourd'hui la médaille miraculeuse. (vous pouvez aller relire le récit de ces apparitions sur : chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com)

Le démon se démènera de biens des façons pour contrarier ce projet de Marie, mais, 46 ans plus tard, à la mort de Catherine, on compte plus d'un milliard de médailles diffusées dans le monde.

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A l'image de sainte Catherine Labourée, qui disait son chapelet avec tant de piété que les vieilles religieuses aimaient le réciter avec elle, prions le toujours avec ferveur, en disant avec dévotion cette belle invocation que Notre Dame lui a apprise :

" Ô Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ! "

 


 

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Messe en français tous les dimanches à 10h00 et 11h15

Messes en semaine

En principe, les messes ont lieu aux horaires suivants:

    • Mardi, mercredi, jeudi: 12h00
    • Vendredi12h30
    • Samedi: 18h30

Adoration du Saint-Sacrement tous les jeudi de 20h00 à 21h30.

Les changements sont signalés en rubrique "Dernière minute" de la page d'accueil.


L'église se trouve au croisement de Rua das Portas de Santo Antão et Beco São Luís da Pena, près de la salle de spectacle "le Coliseu", Metro, Bus et Parking auto : Restauradores. L'accès au rectorat se fait sur le côté de l'église.   Voir le plan

Padre Benoit

Recteur: Padre Benoît Jullien de Pommerol

  +351 912 000 658

 


Église Saint-louis des Français, Beco São Luis da Pena, 34, 1150-336 Lisboa ou par email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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